Profondeville: PEPS va-t-il confirmer sa percée de 2012 et conquérir le pouvoir?

La liste IC (avec un nouveau nom) conservera-t-elle le leadership face à PEPS?
La liste IC (avec un nouveau nom) conservera-t-elle le leadership face à PEPS? - © Wikimedia Commons

A Profondeville, la législature qui s’achève n’aura pas été, loin s’en faut, un long fleuve tranquille. La commune a changé de bourgmestre en cours de route, plusieurs cadres d’Ecolo (dans la majorité) sont partis, et un échevin a annoncé qu’il rejoindrait le principal groupe de l’opposition en 2018. Qui dit mieux?

D’abord, le bourgmestre. Réélu en 2012 à la tête du groupe IC (Intérêts communaux, tendance MR-CDH), Jean-Pierre Baily a cédé son écharpe mayorale à Luc Delire en juin 2015. Il continue à siéger au conseil communal mais il ne sera plus candidat en 2018. Pour les Intérêts communaux, c’est un coup dur: l’ancien bourgmestre avait obtenu le meilleur score en voix de préférence, toutes listes confondues, lors du dernier scrutin communal. IC devra aussi composer l’an prochain sans l’échevin Richard Delbascour qui ne se représentera plus non plus.

Malgré ces départs, Luc Delire se dit confiant. Son groupe prépare une liste profondément renouvelée, qui comprendra deux tiers de candidats indépendants et qui aura sans doute un nouveau nom, histoire de tourner la page. Le bourgmestre dit avoir entendu l’appel au changement lancé par les électeurs en 2012.

2012, le grand chambardement

Lors du dernier scrutin, le paysage politique de Profondeville a été chamboulé par l’arrivée d’un mouvement citoyen au nom vitaminé: PEPS. A la surprise générale, ces Profondevillois engagés pour la Société, tous novices en politique, ont décroché sept sièges sur 21. A l’époque, c’est Ecolo (quatre sièges) qui les a empêchés de prendre le pouvoir, en faisant alliance avec les Intérêts communaux qui venaient de perdre leur majorité absolue (huit sièges au lieu de treize).

Il se dit que pour 2018, le bourgmestre aurait souhaité constituer une liste unique regroupant des candidats IC et PEPS, en vain. PEPS tient à son indépendance et nourrit de grandes ambitions pour les prochaines élections: la majorité absolue! Pendant cinq ans, ses membres sont allés à la rencontre des habitants, en faisant du porte-à-porte ou lors de réunions citoyennes, pour leur expliquer leurs projets et pour les écouter. PEPS espère maintenant récolter le fruit de ce minutieux travail de terrain.

Sur la liste PEPS, emmenée par François Piette, on trouvera notamment deux élus qui ont, chacun à sa manière, fait l’actualité au cours de la législature. D’abord, Lionel Chassigneux, un conseiller communal qui a quitté Ecolo en cours de route pour siéger comme indépendant. Ensuite, plus surprenant, Stéphan Tripnaux, échevin des travaux élu en 2012 sur la liste IC, il ne se sentait plus en phase avec son groupe (mais qui continue à travailler au sein du collège). PEPS a muri et a convaincu en dehors de ses rangs.

Ecolo, l'hémorragie

Face aux deux acteurs principaux de la vie politique profondevilloise que sont IC et PEPS, Ecolo et le PS auront sans doute du mal à se faire entendre. Pour Ecolo, il faudra digérer deux autres départs intervenus en cours de législature: celui d’Emily Hoyos (ancienne co-présidente du parti et ex-présidente du Parlement wallon) qui était tête de liste en 2012 et qui avait négocié l’accord de majorité avec IC, et celui de Didier Cadelli, ancien premier échevin qui a démissionné en 2013.

Satisfaits du travail accompli, les Verts espèrent rempiler dans une majorité, avec son partenaire actuel ou avec PEPS. A ce stade, il n’y a aucune exclusive.

Pour le PS, l’objectif sera de faire mieux qu'en 2012 où il n'avait obtenu que deux sièges. Il vise 15% des suffrages, ce qui devrait lui donner trois sièges. C’est le conseiller communal Fabrice Leturcq qui sera tête de liste.

Enfin, il faut noter que le nombre de conseillers communaux passera de 21 à 23 à Profondeville. Qui décrochera les nouveaux sièges?

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