Police et justice namuroises lancent un avertissement aux auteurs d'alertes à la bombe

Il y en a eu trois en dix jours à Namur : au Palais de justice, à la gare et dans une école. A chaque fois, de gros moyens ont été mobilisés et l'activité a été perturbée parfois pendant plusieurs heures.

Pour le procureur du Roi, Vincent Macq, c'en est assez. Il promet que tout sera fait pour identifier les personnes à l'origine de ces alertes. Et les peines qui les attendent seront à la hauteur du désagrément causé.

"Si on retrouve l’auteur, je garantis qu’il y aura des poursuites. La réponse pénale in fine dépendra évidemment à chaque fois de la personnalité de l’auteur, des circonstances dans lesquelles cela s’est fait… Mais je veux marquer le coup ! Je veux rappeler à tous les citoyens que cette infraction est punie par le code pénal, qu’elle peut entraîner une peine relativement lourde puisqu’on monte jusqu’à deux ans d’emprisonnement et jusqu’à des amendes assez salées. Il faut que le signal soit clair pour tout le monde : on ne joue pas avec ce genre de situation, surtout dans un contexte aussi tendu que celui qu’on connaît aujourd’hui."

En plus du volet pénal, il y a aussi les dédommagements civils que les auteurs d'alertes à la bombe risquent de devoir payer. En cas de paralysie du trafic ferroviaire ou des lignes de bus par exemple, la SNCB et les TEC pourraient demander réparation. Et la note pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK