Pierre-Yves Dermagne ministre? Un concert de louanges dans sa région

Pierre-Yves Dermagne, 36 ans, nouveau ministre wallon des Pouvoirs locaux, désigné par Elio di Rupo
Pierre-Yves Dermagne, 36 ans, nouveau ministre wallon des Pouvoirs locaux, désigné par Elio di Rupo - © BelgaImage

La désignation de Pierre-Yves Dermagne (PS) comme ministre wallon des Pouvoirs locaux à la place de Paul Furlan (PS) ce jeudi ne laisse pas indifférent à Rochefort, sa commune. "Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’étais très contente pour lui, explique Corine Mullens (MR), bourgmestre faisant fonction. C’est vrai qu’on le regrettera sans doute un peu au sein du collège, mais il fera un bon ministre. C’est quelqu’un qui connaît bien ses dossiers et qui est posé dans la façon d’exposer les problèmes auxquels il est confronté".

"Sur le plan humain, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, explique pour sa part François Bellot (MR), le bourgmestre en titre de Rochefort devenu ministre fédéral de la Mobilité en 2016. Il a le sérieux, la capacité de travail, une certaine liberté de s’exprimer, il est très ouvert. Et il a toutes les qualités pour devenir ministre. Par ses connaissances, son expérience et sa personnalité, je pense qu’il aura la capacité de faire évoluer les dispositions wallonnes pour rétablir une certaine transparence dans tout ce qui se passe pour l’instant".

La jeunesse, le courage et les valeurs

"C’est une bonne décision de miser sur la jeunesse et de miser sur quelqu’un qui est courageux, sans concession par rapport à ce qui est légal ou pas, par rapport aux libertés et par rapport à nos valeurs, ajoute Jean-Claude Maene, qui préside la fédération du PS dans l’arrondissement de Dinant-Philippeville. Pierre-Yves Dermagne est quelqu’un de sérieux et d’entier, d’engagé, de réfléchi et de bosseur. C’est surtout quelqu’un de très intelligent. C’est une personne très intéressante".

A 36 ans, Pierre-Yves Dermagne voit donc sa carrière politique prendre un nouveau tournant. En devenant ministre, il devra abandonner son siège de député. En principe, c’est le Couvinois Eddy Fontaine, premier suppléant, qui lui succèdera. Mais l’intéressé ne pourra pas cumuler ce poste de député et ses fonctions d’échevin à Couvin. Entre les deux, il n’a pas encore fait son choix. Le PS de Dinant-Philippeville se réunira ce vendredi pour en discuter.

Rochefort, un vivier de ministres

A Rochefort, le nouveau ministre cédera également son poste de premier échevin, mais on ne connaît pas encore le nom de celui ou de celle qui le remplacera.

En quelques mois, cette commune du sud de la province de Namur aura donc perdu son bourgmestre en titre et son premier échevin. Y a-t-il matière à s’inquiéter? "Non, répond François Bellot, nous avons une très bonne équipe sur place. Lorsque je suis devenu ministre, j’ai confié les clés de l’hôtel de ville à Corinne Mullens mais je savais que l’équipe avait la capacité de poursuivre le travail entamé. Par ailleurs, j’observe que Rochefort devient un vivier de ministres… Et il y a une vingtaine d’années, Amand Dalem a aussi été ministre. Y a-t-il un terreau fertile dans la Famenne? Nous côtoyons aussi la ville de Marche-en-Famenne où il y a deux ministres, Willy Borsus et René Collin. C’est purement circonstanciel évidemment mais c’est tout de même une fierté".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK