Namur : une carte interactive pour signaler des agressions, développée par un jeune de 24 ans

Comment objectiver l’insécurité qui règne sur le territoire de la Ville de Namur ? L’initiative vient d’un jeune développeur de 24 ans, originaire de Fosse-la-Ville. Ce dernier vient de mettre en ligne une carte interactive il y a, à peine, une semaine et demie. Et on y recense déjà 120 signalements, avec un épicentre dans le quartier de la gare.

"Ça montre une situation catastrophique", remarque Mallaury Gérard, fraîchement diplômé de l’Hennalux. "Moi ça m’interpelle. Namur était une ville très calme où l’on pouvait venir étudier sereinement. Je pense que la situation s’est aggravée."

Des statistiques en décalage avec la réalité ?

Pour Mallaury Gérard, les statistiques officielles, qui ne témoignent d’aucune évolution majeure des faits de violences, seraient en décalage avec la situation réelle : "Je pense qu’elles sont biaisées par le fait que toutes les victimes d’agressions ne portent pas plainte, surtout chez les plus jeunes. Il est évident que 100 pourcents des agressions ne sont pas signalées. Et ça pose un problème."

2 images
La carte témoigne d’une concentration des agressions dans le quartier de la gare © https://projet-pastel.be/aggressions

Sur la carte créée par Mallaury Gérard, chaque agression est détaillée et localisée avec un épicentre situé autour de la gare : "Ce qui est étonnant c’est qu’il a des signalements au cœur de la gare, dans la rue Godefroid et même en pleine journée", s’étonne le jeune informaticien.

Pour lui, l’outil, qu’il vient de mettre en ligne, pourrait aider les autorités : "Je pense que la police pourrait consulter cette carte pour compléter des dossiers ou s’orienter vers des images de caméras de surveillance situées à proximité du lieu de l’agression. La ville pourrait aussi améliorer l’éclairage public dans certaines rues problématiques."

Contacté par nos soins, le chef de corps de la police de Namur a préféré ne pas commenter cette initiative.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK