Namur: les bus bientôt en site propre sur la chaussée de Louvain

Plan de détail du futur plateau rue Fernand Hanchir
Plan de détail du futur plateau rue Fernand Hanchir - © SRWT

24.000 véhicules empruntent cette chaussée importante tous les jours. Le TEC Namur veut donc améliorer les conditions de circulation des bus. Deux zones d'aménagement différentes sont prévues. Entre le haut de Bouge, près de la CSC, et le carrefour de l'hôpital Saint-Luc, il y a une bande centrale inutilisée. Demain, cette voie sera réservée aux bus. Elle sera un peu surélevée. Mais comme il n'y a qu'une seule bande, elle sera utilisée en alternance en fonction du flux de trafic. Les bus la descendront le matin vers le centre-ville, et en fin d'après-midi ce sont les bus qui remontent qui pourront l'emprunter. Neuf arrêts de bus seront aménagés. Tous seront adaptés aux personnes à mobilité réduite.

Deux types d'aménagements

Dans la partie basse de la chaussée de Louvain entre l'IATA et les commerces, la situation est différente. Il n'y a plus de bande centrale. Mais il y a une zone plus large en montant vers Eghezée. Le TEC va y créer une bande de bus d'une centaine de mètres. Mais à un certain moment, le transport en commun devra réintégrer le flux des voitures. "Le projet ne vise pas à supprimer des bandes de circulation", explique Simon Collet, le directeur d'exploitation de Namur du TEC Namur-Luxembourg. "Il vise à favorablement favoriser le transport public et rendre la mobilité en bus plus performantes. Mais cela ne se passe pas au détriment exagéré des besoins en stationnement."

50 pour cent en transport en commun

La chaussée de Louvain est un des axes majeurs d'utilisation par les transports publics. 50 pour cent des personnes qui montent ou descendent la chaussée en heure de pointe sont dans les bus. En plus, il y a un projet de parking de dissuasion sur le plateau de Bouge. "C'est une responsabilité des pouvoirs publics de trouver une solution de mobilité sur le long terme" explique Simon Collet. "On voit que les embouteillages augmentent et qu'il faut des solutions crédibles en terme de transport public. Donc, couplé à ces projets d'infrastructure, il y a l'objectif d'augmenter aussi la fréquence des bus vers le P+R. Cela sera bénéfique pour les utilisateurs du parking de délestage et pour les habitants de Namur qui auront plus de transport." 

Le groupe TEC a introduit la demande de permis d'urbanisme. L'enquête publique vient de commencer. Elle durera jusqu'au 14 mars. On peut consulter le dossier au service urbanisme de la ville de Namur.

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