Namur: le téléphérique va renaître de ses cendres

Namur: le téléphérique va renaître de ses cendres
Namur: le téléphérique va renaître de ses cendres - © Ville de Namur

20 ans après l'arrêt de l'ancienne installation, un nouveau téléphérique va être construit entre le bas de la ville et la Citadelle. Il partira de la place Maurice Servais côté Sambre pour arriver sur la pointe de l'Esplanade. Le nouveau marché signé aujourd'hui a été revu un peu à la baisse pour rester dans les clous financiers et pour réduire les nuisances. Michel Jehaes, le responsable du département des voies publiques de la ville de Namur, explique que "le système est beaucoup moins bruyant. Il est plus petit avec des impacts dans le paysage beaucoup moindre. Les pylônes sont plus petits, moins encombrants. Tout a été étudié pour limiter leur impact."

On ne verra qu'un seul pylône

Le câble sera soutenu par quatre pylônes. Un seul sera visible sur le flanc de la Citadelle. Les trois autres seront cachés par les bois de Terra Nova. Le moteur sera installé dans la station sur la Citadelle ce qui limite aussi le bruit dans la ville. Il y aura deux trains de trois cabines dont chacune peut accueillir six personnes. L'entrée sera assez large pour qu'on peut y accéder avec une grande poussette ou un vélo. Le groupe Poma va construire l'installation. "Notre entreprise construit des téléphériques depuis plus de 80 ans à travers le monde"  explique Christian Bouvier, le vice-président de Poma. "Les deux trains vont circuler en mode pulsé. C'est-à-dire qu'on va être en vitesse rapide en ligne. Et quand on sera en approche des gares on va réduire la vitesse de la boucle de câble de façon à ce que les passagers puissent débarquer et embarquer très facilement, très tranquillement et repartir en vitesse pour voyager vers l'autre gare."

Des cabines avec une vue panoramique

"Les cabines seront faites d'une structure aluminium extérieur. Et entre ces montants, elles ont de grands pare-brise vitrés pour donner le maximum de visibilité sur l'extérieur." La durée du trajet sera d'environ trois minutes. L'investissement est entièrement pris en charge par le consortium momentané créé spécialement à cette effet. Les travaux de génie civile seront réalisé par l'entreprise Franki. Le groupe Poma construira donc le téléphérique. Et le groupe LabelleMontagne l'exploitera. Jean-Yves Remy, le PDG de LabelleMontagne qui exploite des stations de sport d'hiver, table sur une fréquentation de 120.000 personnes par an. "On image, sur les activités de pleine saison, transporté en moyenne 600 personnes par jour. Et puis sur des périodes plus calmes transporté entre 200 et 300 personnes par jour."

La ville déboursera 300.000 € par an pendant trente ans

L'accord avec le groupe LabelleMontagne a été signé pour trente ans. La ville n'investira donc aucun euro dans la construction du téléphérique. Mais elle versera 600.000 euros par an à l'exploitant. Pour Maxime Prévot, cela les vaut largement. "C'est vrai que le chiffre peut paraître élevé. Mais c'est trois fois moins que ce que nous payons chaque année pour faire tourner nos piscines communales. Mais c'est surtout une somme qui représente 0.3 % du budget de la ville de Namur. Donc pas de panique. On a tout à fait la capacité d'assumer cette somme."

Pour augmenter encore l'attractivité, l'esplanade de la Citadelle sera aussi réaménagée avec une nouvelle voirie et un nouveau parking. Le pavillon de l'exposition universelle de Milan sera aussi remonté à cet endroit pour devenir le futur pavillon numérique.

Le consortium espère pouvoir inaugurer le téléphérique namurois en octobre 2019. Un aller-retour coûtera 6 € pour un adulte et 4.50 € pour un enfant entre 4 et 12 ans. Le forfait annuel est de 30 €.

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