Namur: la première « Cité des métiers » belge reconnue officiellement par Paris

Namur: La première Cité des métiers belge reconnue officiellement par Paris
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Namur: La première Cité des métiers belge reconnue officiellement par Paris - © Monika Wachter - RTBF

Namur est la première ville belge à avoir décroché le label officiel de « Cité des métiers ». Le dossier avait été introduit à Paris il y a cinq ans. Le siège namurois à deux pas de la gare a déjà ouvert ses portes en avril 2016, une sorte de pré-ouverture. Plus de 10.000 personnes ont poussé la porte l’an dernier. Depuis aujourd’hui, les partenaires de la formation, de l’orientation, de l’enseignement et du secteur économique ont reçu la reconnaissance officielle.

Chaque cité des métiers doit répondre aux besoins de ses habitants

Sylvie Sesma est en charge du label « Cité des métiers » à Paris. « Une cité des métiers ne peut se créer que s’il y a une concertation sur son territoire de l’ensemble des acteurs qui sont dans l’orientation tout au long de la vie et qui s’adressent à tous les publics. Les principes d’une cité des métiers sont un lieu gratuit, anonyme, où tout public peut se rendre quelque soit sa situation. »

Près d’une vingtaine de partenaires

Forem, Azimut, Carrefour Emploi Formation Orientation, Infor Jeunes, IFAPME, Pôle académique de Namur, Promotion sociale ou encore SIEP font partie de la plate-forme d’information. Pour Cristina Gonzalez, directrice du Forem de Namur, la cité des métiers permet au Forem d’approcher un autre public : les étudiants. « Il est important de les accrocher et de faire en sorte qu’on les laisse le moins longtemps possible à la dérive ou en recherche d’emploi. Qu’on puisse directement combler le gap, l’écart, qu’ils ont entre les compétences qu’ils ont eues grâce aux études et ce qui est attendu de la part des entreprises ».

La Confédération construction Namur membre fondateur

Geoffroy Doquire est le directeur de la Confédération construction Namur. Pour les entreprises du secteur, il était important de faire partie des membres fondateurs. « On a tout de suite vu l’intérêt pour un secteur comme le nôtre de participer à cette plate-forme multimodale, je dirais, où le monde de l’entreprise peut côtoyer le monde de l’emploi et de la formation. Mais aussi pour mettre en avant la multitude des métiers qu’on a dans le secteur de la construction ».

Un réseau d’une trentaine de cités de métiers surtout européennes

Namur fait aujourd’hui partie d’un réseau d’une trentaine de cités des métiers dans 8 pays. 16 plates-formes sont situées en France, pays fondateur, mais il y en a aussi en Italie, Espagne, Portugal, Suisse, Allemagne et une première cité extra-européenne a été reconnu, au Togo. En Belgique, Bruxelles, Charleroi et Liège ont aussi engagé le processus pour obtenir le label officiel de cité des métiers.

La cité des métiers à la rue Godefroid est ouverte tous les matins entre 9 heures et midi. Les partenaires sont déjà à l’étroit dans leurs bureaux près de la gare. D’ici quatre ans, ils espèrent pouvoir déménager dans le tout nouveau bâtiment dans l’îlot Rogier à côté du nouveau conservatoire.
 

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