Namur: l'ASBL "Aid'dons les" offre un weekend de bonheur aux enfants handicapés et valides

Vivre la différence c'est le leitmotif de cette journée d'intégration organisée par l'ASBL "Aid'dons les"
Vivre la différence c'est le leitmotif de cette journée d'intégration organisée par l'ASBL "Aid'dons les" - © Monika Wachter - RTBF

Ce weekend, l'ASBL "Aid'dons les" a organisé une journée sportive samedi, et une après-midi familiale et ludique dimanche au complexe sportif de Flawinne. Des enfants et adolescents handicapés moteurs et cérébraux ont côtoyé des enfants et adolescents valides. Une trentaine de jeunes ont pu caresser ou faire un tour sur un des deux poneys, Tonnerre et Vanille. Ils ont pu sauter sur le château gonflable et admirer les tours du magicien perché sur ses échasses, créant épées et animaux avec ses ballons colorés.

Parmi les enfants handicapés, la petite Malaury. Elle est atteinte du syndrome de Rett. Son père Philippe explique que "c'est une maladie dégénérative infantile qui ne donne aucune connexion entre le cerveau et la musculature." Samedi, Malaury a pu nager, pédaler et courir avec les autres enfants grâce au matériel loué par l'ASBL, et notamment un petit bateau gonflable pour la tirer dans l'eau de la piscine. Son père est tout ému: "Pouvoir vivre un triathlon comme elle l'a fait, elle a pu vivre toute l'épreuve, 1,5 km de natation, les 40 km à vélo et les 10 km de courses, c'est magique ! Et ça permet aux enfants de voir autre chose. Tout le monde était autour d'elle."

Vivre la différence

Une maman est venue avec ces trois garçons pour leur faire "découvrir l'inconnu et voir ce qui se passe avec des enfants différents qui sont comme nous, tout compte fait. Tant qu'il y a de l'amour, un peu de joie et de bonheur." 

L'ASBL "Aid'dons les" a été créée par Philippe Noël et sa compagne. "Suite au décès de notre enfant qui avait quatre malformations cardiaques, nous avons voulu nous concentrer sur les malformations cardiaques. Mais on s'est rendu compte qu'il y avait déjà une grosse association qui œuvrait de ce côté-là. Et de fil en aiguille, on a rencontré des gens qui œuvraient dans le monde de l'intégration. Et on s'est dirigé vers ce monde-là naturellement".

Avec l'argent récolté, ils voudraient bien "organiser à moyen terme des activités sportives pour les enfants handicapés, des joggings par exemple. Et sur le long terme on voudrait proposer des stages ou des weekend de répit."

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