Namur: feu vert du département de la justice pour le nouveau palais

Projet palais de Justice Namur
Projet palais de Justice Namur - © Atelier de Genval - auteur de projet

Sans attendre les conclusions du "masterplan" sur l’implantation des futurs palais de justice, le cabinet du ministre de la Justice a donné le feu vert à la régie des bâtiments pour la construction du palais de justice namurois. L’élément qui a emporté son adhésion est le souci d’économie rencontré par les autorités judiciaires de l'arrondissement.

Le président du tribunal de 1ere instance, Dominique Gérard nous le confirme, la décision pour Namur est ferme : "Nous avons reçu un accord formel. Dans la perspective du 'masterplan' nous sommes venus avec un projet concret qui comprenait le rapatriement vers Namur de toute la filière pénale. Pourquoi cette position ? Essentiellement pour des questions de rationalité économique. En rassemblant tout le monde sur le même site on fait des économies d’échelle".

La chaîne pénale est en effet ce qui coûte le plus cher dans un palais de justice. Il faut des équipements adaptés en terme de sécurité et de transferts des détenus, sans oublier les "cellulaires" au sein des palais. En regroupant tous les acteurs de cette filière au même endroit on facilite aussi les contacts fonctionnels ce qui rend le service au justiciable plus performant.

Un message reçu très positivement au cabinet du ministre, d’autant qu’il permet de revoir la dimension de l’autre projet de palais à Dinant dont le coût initial prévu avoisinait les 60 millions d'euros.

Les acteurs judiciaires ne sont plus demandeurs du projet « Bouvignes »

Les conséquences de ce feu vert pour Namur concernent aussi l’actuelle "division" dinantaise de l’arrondissement judiciaire. Désormais le projet d’implantation à Bouvignes n’est plus une priorité. Pour des raisons de rationalité budgétaire. D'autres hypothèses existent dont une a le mérite de permettre une centralisation des services.

Cette autre implantation aurait le mérite de coûter nettement moins cher. Si rien n’est encore définitivement décidé, une certitude que Dominique Gérard confirme c'est la nécessité de redimensionner le projet Dinant en fonction des services qui resteront : "En transférant l’activité pénale sur Namur, cela amène un transfert de personnes et de plus la police fédérale qui fait partie du projet 'Bouvignes' va sans doute se positionner aussi par rapport à ce transfert et aura tendance à se rapprocher de Namur puisque son interlocuteur principal s’y trouvera".

Dans ce contexte, les autorités judiciaires ne cachent pas leur préférence pour le site de l'école des sous-officiers, l'ERSO, qui moyennant des aménagements pourrait regrouper un centre judiciaire plus accessible sur le plan mobilité avec du parking. C'est une propriété fédérale et plusieurs services judiciaires s'y trouvent déjà. Sur le plan économique, la formule serait nettement moins onéreuse que le projet "Bouvignes".

A ce stade, c’est donc le projet namurois qui est sur les rails. Avec une échéance pour le permis d’urbanisme: démarrer le chantier en 2016. La régie des bâtiments n’attend plus maintenant qu’un second feu vert, celui de l’Institut des Comptes Nationaux, afin de valider et de sécuriser son marché public dit "de promotion", c'est le privé qui finance la construction et l'Etat qui loue. Une question qui devrait être réglée à la rentrée si on veut rester dans les délais.

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