Namur : 150 élèves de deuxième secondaire se testent en cuisine et en salle

Le concours"jeunes talents en herbe" lancé par l'école hôtelière provinciale de Namur a démarré hier lundi. En cuisine, à l'atelier pâtisserie ou en salle, la compétition a pour but de donner une image concrète et positive de l'enseignement qualifiant.
Le concours"jeunes talents en herbe" lancé par l'école hôtelière provinciale de Namur a démarré hier lundi. En cuisine, à l'atelier pâtisserie ou en salle, la compétition a pour but de donner une image concrète et positive de l'enseignement qualifiant. - © Laurence Lenne- RTBF

Ils ont 13, 14 ou 15 ans. Ils participent depuis ce lundi au concours "jeunes talents en herbe" organisé par l'école hôtelière provinciale de Namur. Il s'agit d'une première édition de cette compétition en plusieurs étapes. Hier lundi, et aujourd'hui mardi, place au premier contact avec l'école, les cuisines et le monde de la restauration.

Concours destiné aux élèves de deuxième secondaire

Ce concours s'adresse aux élèves de deuxième secondaire issus d'écoles d'enseignement général. Le but est de s'affronter cordialement lors d'une compétition en service de salle et aux fourneaux côté cuisine. Sept écoles de la région namuroise, comme Saint-Louis, Sainte-Marie Namur ou encore de la région d'Hannut se sont inscrites lors de l'invitation lancée par l'école hôtelière provinciale namuroise.

La finale aura lieu le 22 avril et sur les 150 participants inscrits, seulement 14 s'affronteront en binômes (1 groupe de deux  élèves par école).

Un concours pour mettre en valeur le qualifiant  

L'objectif de ce concours est de faire connaitre aux jeunes les métiers de l'horeca ainsi que les formations techniques et qualifiantes.
"Il ne s'agit donc pas que d'une opération de séduction pour notre école" explique David Sokol coordinateur de l'école hôtelière de la Province de Namur. "Évidemment, nous reconnaissons que c'est une publicité pour notre établissement, mais nous voulons avant tout mettre en valeur tous les types d'enseignement. Pour que l'on se tourne vers les études techniques et professionnelles par passion et par motivation, et pas pour cause d'échec en humanités générales. Le but est de mettre en valeur le qualifiant."

"Il faut qu'ils fassent ce qu'ils aiment"

Stéphanie Colmant est coordinatrice pédagogique à Sainte-Marie Namur. Pour elle, ce concours est positif et constructif. "C'est valorisant de servir en salle, de réaliser des plats. Les élèves intéressés par l'idée de ce concours ont dû argumenter pour s'inscrire. Et certains de mes collègues me disaient d'un des inscrits. -Mais il a de bons résultats chez nous! En enseignement général. C'est dommage.- Et alors? Ce jeune avait très bien expliqué pourquoi il voulait s'inscrire au concours:  il adorait la cuisine. Après, la suite lui appartiendra. Il pourra prendre cette voie après sa rhéto. Ou avant qui sait. L'important à mes yeux, c'est qu'il fasse ce qu'il aime".

Le concours démarre par deux journées (ce lundi et ce mardi) de contact et de prise de connaissance avec les différentes techniques. Ensuite, il y aura une après-midi de formation. "Le mercredi, pour ne pas trop louper les cours de deuxième secondaire tout de même".

Les 14 sélectionnés pour la finale auront rendez-vous le 22 avril pour l'épreuve ultime. Après quoi, les 150 participants décideront dans quelle filière ils s'inscriront en 3ème secondaire. Qui sait, des vocations de cuistot, de serveur ou de sommelier seront-t-elles nées...

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