Maxime Prévot (cdH): "Je conserve l'impulsion et le pilotage de la ville"

Le ténor de Namur a-t-il le bras long ? Son ascension politique a été fulgurante. Depuis un an, il est le numéro 2 wallon. Décrochant au passage le plus gros portefeuille du gouvernement. La carrière de Maxime Prévot n'aurait pas pris un tel tournant sans les scores électoraux qu'il a obtenus dans sa commune. Le bourgmestre est désormais "empêché", mais Maxime Prévot a bien compris comment continuer à piloter sa ville. Comment garder son électorat.

Ce mercredi soir, le magazine Questions à la Une décortique le pouvoir des bourgmestres. Rarement des élus politiques ont accepté un tel exercice périlleux : se faire suivre non-stop par une caméra, sans savoir ce qui allait être dit, ce qui allait se produire. Cela débouche sur des situations cocasses, parfois embarassantes, souvent folkloriques.

Le reportage intitulé "Votre bourgmestre a-t-il le bras long ?" illustre les pratiques politiques locales. Il est notamment question du cumul de fonctions. Maxime Prévot est à la fois ministre régional, mais également bourgmestre empêché. Lui préfère dire "bourgmestre en titre". C'est qu'il tient à son titre... justement.

"Certains découvrent qu'un ministre vient de quelque part !"

Il a déjà beaucoup répondu à cette question. Pourquoi assumer un tel cumul de fonction ? Pour la première fois, nous découvrons ce que cela signifie dans les différentes activités de Maxime Prévot.

Le ministre nous a embarqué durant les différents "sauts de puce" comme il les appelle. Réunion de riverains concernant le parc Léopold, inauguration de chantier à Jambes, conseil des ministres, rencontre avec des dirigeants américains d'IBM. Les journées de Maxime Prévot sont surchargées. Il faut aussi le souligner.

L'oreille large du bourgmestre

Namur a, elle aussi, connu des "affaires". En 2006, le dossier Sotegec a renversé la politique locale. Alors tout cela, est-ce définitivement du passé ? Certaines pratiques politiques sont-elles complètement abolies ?

Le bourgmestre est sans cesse sollicité par les citoyens. Pour un logement, un emploi, un service. Comment alors ne pas tomber dans le clientélisme ? "Je suis issu d'une génération d'hommes politiques qui s'est engagée pour dénoncer ce genre de pratiques", martèle Maxime Prévot. "Je ne dirai pas qu'un bourgmestre a le bras long , il a plutôt l'oreille large. Il écoute et aiguille."

Retrouvez Maxime Prévot, mais aussi Jacqueline Galant (MR), Yvan Mayeur (PS), Jean-Michel Javaux (Ecolo) et d'autres bourgmestres dans le reportage de "Questions à la Une", ce mercredi soir sur la Une, dès 20h20.

Rentrée de Questions à la Une: "Votre bourgmestre a-t-il le bras long?"
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