Lhoist demande la révision du plan de secteur pour une extension de sa carrière de Rochefort

Lhoist demande la révision du plan de secteur pour une extension de sa carrière de Rochefort
Lhoist demande la révision du plan de secteur pour une extension de sa carrière de Rochefort - © Groupe Lhoist

Le groupe Lhoist va demander une révision du plan de secteur pour une extension de sa carrière de calcaire à Jemelle. Cela n’a rien à voir avec son combat judiciaire qui l’oppose aux moines trappistes de Rochefort. Ici, il s’agit de quatorze hectares attenants à la carrière qui appartiennent au groupe. Lhoist voudrait transformer ces terres agricoles en terrain d’extraction, d’où la nécessité de demander une révision du plan de secteur. Cela lui permettrait d’assurer le fonctionnement de la carrière encore pour 14 années.

Une grosse bouée de sauvetage

Jean Marbehant, le porte-parole du groupe, explique qu’il s’agit "d’une grosse bouée de sauvetage pour la carrière de Jemelle-Rochefort. Nous n’avons plus aujourd’hui de réserve que pour faire fonctionner notre usine pendant cinq, six ans. Donc il est extrêmement important pour nous de trouver une solution pour ne pas devoir arrêter l’usine. Et cette solution est de nous étendre en surface, en prolongement de notre carrière actuelle".

Un voisin sensible : la station de radioastronomie de l’Observatoire royal de Belgique

A Humain, sur la commune de Marche-en-Famenne, se trouve le voisin le plus proche, la station de radioastronomie de l’Observatoire royal de Belgique. Le gouvernement wallon à l’époque de la délivrance du permis avait déjà imposé une étude en cas d’extension de la carrière actuelle. "Il y a une zone de protection autour de ce centre scientifique de renommée internationale. Et nous avons analysé la possibilité d’étendre notre carrière dans sa direction, sur une zone de quatorze hectares sur un terrain agricole nous appartenant. Et une étude vient d’être réalisée. Elle montre que techniquement on pourrait s’avancer encore un peu sans porter préjudice aux activités de la station de radioastronomie".

Une réunion d’information publique sera organisée vers début décembre. Si la révision du plan de secteur est acceptée le groupe carrier devra ensuite introduire une demande de permis unique. Toute la procédure devrait prendre quatre à cinq ans et se terminer à temps pour pouvoir assurer la continuité de l’activité et le travail de la centaine d’ouvriers et employés sur le site de la Boverie à Jemelle où l’on extrait plus d’un million de tonnes de pierre calcaire chaque année pour produire 400.000 tonnes de chaux.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK