Les échasseurs namurois dans la liste du patrimoine Unesco?

Un jeune Namurois, qui ne manque pas d'idées et de culot, prendra la parole ce jeudi soir à l'occasion du conseil communal. L'objet de son interpellation citoyenne? Encourager la ville à monter un dossier pour que les échasseurs soient reconnus comme patrimoine culturel et immatériel de l'Unesco. Binche a bien ses Gilles, Mons a bien son Doudou... Pourquoi Namur n'aurait pas ses échasseurs reconnus à leur juste valeur? Selon Richard Dessart, cette tradition folklorique bien ancrée remplirait les principaux critères établis par l'Unesco. " C'est un patrimoine très ancien qui remonte au 15ème siècle. Il fait partie de l'identité de la ville, et la tradition s'est poursuivie, sans discontinuer, jusqu'à nos jours", explique le Namurois. Chaque année, lors des Fêtes de Wallonie, deux groupes folkloriques, les Mélans et les Avresses, s'affrontent dans un terrible "combat des échasseurs". Celui qui reste debout jusqu'à la fin remporte l'échasse d'or. "Cette joute est unique au monde", affirme Richard Dessart. "Ce serait une belle reconnaissance pour Namur d'être inscrit par l'Unesco. Une reconnaissance de l'histoire riche et millénaire de notre ville, et une vitrine pour attirer davantage de touristes." Et c'est surtout ce dernier argument qui motive ce jeune professionnel du tourisme. "Une reconnaissance Unesco, c'est un atout qui permet de faire pencher la balance vers Namur, quand les touristes ont le choix entre plusieurs villes à visiter", estime-t-il.

Namur future capitale de la frite?

Et quand on vous dit que le jeune homme ne manque d'idées, il le démontrera encore ce jeudi soir. De la tradition folklorique, il passera à la tradition culinaire... Selon lui, la frite aurait droit à une place d'honneur à la table namuroise. "On l'ignore souvent, mais la frite est née à Namur. Un article datant de 1781 explique que les habitants de Namur, Andenne et Dinant ont l'usage de pêcher dans la Meuse du menu fretin et de le frire pour en améliorer leur ordinaire, surtout chez les pauvres gens. Mais lorsque le gel saisit les cours d'eau et que la pêche y devient hasardeuse, les habitants découpent des pommes de terre en forme de petits poissons et les passent à la friture comme ceux‐ci." Ce serait, selon lui, la plus vieille trace qui existe de l’existence des frites. Nous n'avons pas pu vérifier la véracité de ses propos. Mais pour Richard Dessart, cela justiferait amplement que la ville en fasse un argument pour attirer les touristes, en ouvrant, par exemple, un musée de la frite. Reste à voir à présent comment toutes ces propositions seront reçues par les autorités communales, et si elles seront suivies d'effets.

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