Le juge a tranché: le cuisinier de Vedrin ne doit pas payer ses redevances horodateurs

Eric a gagné son combat chez le juge de paix contre la brigade des horodateurs namurois. Mais lorsqu'il fait beau, il vient en scooter. Moins cher et plus rapide.
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Eric a gagné son combat chez le juge de paix contre la brigade des horodateurs namurois. Mais lorsqu'il fait beau, il vient en scooter. Moins cher et plus rapide. - © sbo@rtbf.be

Le cuisinier de Vedrin a été seul devant la justice de paix. Il gagne face à la Ville et à sa brigade d’horodateurs! C’est l’histoire d’un (petit) bras de fer entre ce  jeune cuistot, lassé de devoir payer pour travailler et un peu frondeur et d’une ville, en l’occurrence, Namur.

Refus de payer les amendes

Avec des horaires pas toujours simples, Eric Chauby ne peut pas raisonnablement venir travailler en centre ville avec les transports en commun. Et des prunes, oui ça il en a ramassé plus d’une pour s’être mal parqué et avoir délibérément, faute de temps, oublié d’approvisionner l’horodateur. Contestant les photos reçues pour leur manque de précision, de date et de clarté, il s’adresse à la Ville et refuse de payer les amendes.

Son dossier traîne en longueur, la lettre de l’huissier arrive et porte les frais redevances inclues à près de cinq cents euros. " Ils ne m’ont pas répondu et ma seule solution a été d’entamer une action en justice. En m’aidant un peu avec Internet, j’ai monté mon dossier et me suis présenté tout seul devant le juge de Paix " nous explique Eric Chauby.

Pas de force probante des photos

Les photos présentées par la brigade de la Ville n’ont en effet pas "de force probante" peut on lire dans le jugement rendu par le Juge de paix. En clair, elles ne sont pas jugées suffisantes que pour prouver que le cuistot est bien fautif dans cette affaire. Il ne doit donc pas payer les cinq cents euros réclamés par la ville et celle-ci doit en plus, lui rembourser une quarantaine d’euros pour les frais engagés pour son action en justice.

La Ville a depuis rectifié le tir et somme les agents des brigades horodateurs de prendre trois photos dans des angles appropriés, avec une date sur la photo et de les envoyer directement aux services de l’huissier de la ville via le canal informatique.
" On a perdu, oui, pour ce dossier, reconnait Patricia Grandchamps, échevine de la mobilité à la Ville. Mais cela ne vaut que pour ce dossier-là. Depuis, on a modifié notre façon de rédiger les redevances et il y a peu de chances que cela se reproduise." En d’autres termes, mieux vaut payer !

Alors, lorsqu’il fait beau, notre cuistot, un rien frondeur, vient … en scooter !

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