Le CHU UCL Namur est furieux: les factures des patients français ne lui sont plus payées

Un accord conclu en 2008 est remis en cause par les hôpitaux belges car les factures des patients français ne leur sont plus payées (illustration).
Un accord conclu en 2008 est remis en cause par les hôpitaux belges car les factures des patients français ne leur sont plus payées (illustration). - © Belga

Cela coince en effet entre les hôpitaux de Dinant, Mont-Godinne, Saint-Elizabeth (regroupés depuis peu) et les patients français. Un accord conclu en 2008 est remis en cause par les hôpitaux belges. Les factures des patients français ne leur sont plus payées.

En fait, grâce à l'accord conclu, les factures étaient adressées directement aux mutuelles françaises par les hôpitaux belges. Mais depuis quelques années, les factures ne sont plus payées.

L'ardoise se chiffre, pour les trois dernières années, à 700.000 euros. Cela ne pouvait donc plus durer et le service financier des hôpitaux de Dinant et de Mont-Godinne a décidé depuis ce mois de janvier de réclamer directement aux patients français le montant des honoraires.

Les patients français, eux, se disent scandalisés : "Ma petite sœur a reçu des factures il y a plus d’un mois et demi. On s’est directement rendu à Dinant pour les régler, mais on trouvait le montant anormalement élevé. Il faut aussi savoir qu’ils nous envoient des lettres d’huissier si on ne paie pas après une ou deux fois. Le montant à payer était de 150 euros, ce n’est quand même pas rien. Avant, ce ne serait jamais arrivé une telle situation, car les mutuelles s’arrangeaient entre elles."

Qu'est-ce qui explique cette situation ?

Il y a bien sûr cette note de 700.000 euros mais l'explication pourrait aussi venir d'un "bug informatique". A ce sujet, Alexis Ghysels, le directeur administratif et financier des hôpitaux concernés, semble marcher sur des œufs. "La facturation des patients français est une matière très complexe, qui justifie et nécessite des adaptations des systèmes informatiques. Et cela prend du temps. Aujourd’hui, on travaille, avec des partenaires français, au développement d’outils qui permettront une facturation plus fluide, plus claire et plus complète." Pour le grand bonheur des deux parties, on s'en doute…

D'un côté, les Français n'ont plus d'hôpitaux dans la botte de Givet et apprécient la qualité des soins reçus en Belgique. Et du coté de Dinant, même si l'on assure que les Français ne représentent que 15% de l'activité, il n'a jamais été question de s'en passer.

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