La tortue de Jan Fabre restera-t-elle à Namur ?

Et si on la gardait ?

Véronique Carpiaux est la conservatrice du Musée Rops. Elle est la cheville-ouvrière de l'exposition. C'est elle qui a eu l'idée de génie de faire venir l'artiste anversois de renommée internationale à Namur pour lui proposer ce face à face avec le namurois Félicien Rops. Aujourd'hui, elle a un autre projet dans ses cartons :

"La thématique de la tortue, c'est l'utopie. On a cette belle utopie d’éventuellement la laisser là-haut sur la Citadelle."

Mais le bronze de Jan Fabre coûte plusieurs centaines de milliers d'euros. Il est beaucoup trop cher pour les finances du Musée Rops. Mais elle a plus d'un tour dans son sac.

D'accord pour du crowdfunding, du financement participatif ?

"J'ai été interpellé par beaucoup de visiteurs qui demandaient comment ils pouvaient participer à l'acquisition de cette tortue, est-ce qu'on pouvait imaginer qu'elle reste là-haut parce que ça dynamisait la ville et c'était vraiment quelque chose de très beau quand on entre dans Namur. On est en train de travailler sur ce rêve pour essayer de le concrétiser et peut-être à un moment solliciter les citoyens namurois s'ils souhaitent participer à l'achat d'un bronze de Jan Fabre. Pour le moment, les points d'interrogation sont plus nombreux que les points d'exclamation !"

En tout cas, l'exposition "Facing the time: Rops/Fabre" est déjà un énorme succès. Rien qu'au Musée Rops, le nombre de visiteurs a quasi doublé depuis l'ouverture de l'exposition à la mi-mars.

Monika Wachter

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