La pendule d'argent: de la restauration à la création

La pendule d'argent: de la restauration à la création
La pendule d'argent: de la restauration à la création - © Tous droits réservés

Quand nous pénétrons dans l’atelier de Chastrès, la fraiseuse est à l'œuvre. Sous l’œil attentif de Pierre Deswysen, elle découpe un disque de laiton qui sera monté sur un tour, puis patiemment taillé, dent après dent, par la tailleuse d’engrenage. Une fois assemblées, les pièces qui composent le mécanisme rejoindront une horloge ancienne. Petit-fils d'horloger, le patron de la "Pendule d'Argent" restaure des horloges depuis plus de 20 ans. Mais le marché a évolué, il a fallu se diversifier.

Car pour restaurer les antiquités, de nouveaux mécanismes sont souvent nécessaires. Mais seulement 12 manufactures dans le monde fabriquent encore des mouvements d’horloge. Confronté aux problèmes d’approvisionnement et parfois de qualité, Pierre Deswysen a décidé de produire son propre mécanisme, pour devenir tout à fait autonome. "C’est un mécanisme avec deux lourds poids, une sonnerie sur une cloche et un long balancier d’un mètre. Elle peut se mettre en extérieur avec un tout petit cadrant, ou être intégrée dans un ancien meuble." Un mécanisme solide, conçu pour traverser les générations.

Patiemment, Pierre Deswysen a dessiné son mécanisme, puis a équipé son atelier

Pour limiter au maximum les investissements déjà conséquents, Pierre Deswysen a récupéré de vielles machines. Il a transformé d’anciens modèles, pour les numériser. Passionné d'informatique, il a créé lui-même les logiciels qui commandent ses machines. Horloger, ébéniste, mais aussi fin mécanicien, Pierre sait tout faire, ou à peu près... il a appris l'usinage, l'électronique, et l'informatique en autodidacte. Un travail de chaque instant, depuis six ans. Plus qu’un métier, la fine mécanique est pour Pierre une passion. Six années ont été nécessaires pour créer de toutes pièces le prototype de cette ingénieuse mécanique. Aujourd’hui, le mouvement est en prévente au prix de 650 euros. Il devrait ravir les collectionneurs du monde entier.

C. Liégeois

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK