La future sucrerie coopérative de Seneffe est quasi sur les rails

La future sucrerie de Seneffe est quasi sur les rails
La future sucrerie de Seneffe est quasi sur les rails - © Tous droits réservés

C’est un méga-projet. Le coût pour la future sucrerie coopérative à Seneffe est estimé à 327 millions d’euros. Pour réunir les fonds, la coopérative a lancé une souscription d’actions de coopérateurs pour un montant total de 60 millions d’euros. Un premier appel avait déjà réuni une bonne partie de la somme au printemps. Le deuxième appel qui vient de se clôturer. Les agriculteurs et sympathisants se sont à nouveau mobilisés. Ils ont réuni au total plus de 90% des fonds, suffisamment pour lancer le projet.

57 millions d’euros d’actions de coopérateurs achetées par les agriculteurs et sympathisants

Les 57 millions d’euros d’actions de coopérateurs vont s’ajouter à la promesse pour 60 autres millions d’euros de la part des sociétés d’investissements publics : la SRIW, Société régionale d’investissement de Wallonie (30 millions), la SOGEPA, bras financier de la Région wallonne (10 millions), la SFPI, Société fédérale de participations et d’investissements (15 millions) et Invest for jobs (5 millions d’euros).

Le permis de la future sucrerie de Seneffe a déjà été accordé

Le projet est déjà bien avancé. Le permis a été délivré en janvier dernier pour construire une sucrerie performante et durable. Elle utilisera une énergie moins polluante, le gaz, sans déchets, en circuit court et non délocalisable. L’objectif est aussi social puisque l’usine permettra aux betteraviers et transformateurs d’être payés à un prix équitable avec de la marge. La sucrerie va aussi recruter du personnel, avec l’estimation d’une centaine d’emplois directs et 300 indirects.

Le choix de Seneffe n’est pas innocent. Il se trouve au cœur de la région limoneuse propice à la culture betteravière. 1400 agriculteurs font partie de la Coopérative des betteraviers transformateurs. Certains ont déjà signé un contrat de fourniture. Ils se situent dans un rayon d’environ 120 kilomètres. Ils produisent surtout en Wallonie, bien sûr, mais certains aussi en Flandre et dans le nord de la France, Sedan ou encore Valenciennes.

Tout n’est pas encore gagné

La coopérative a donc réuni 57 millions d’euros en actions de coopérateurs et 60 millions d’euros via les sociétés d’investissement publics. Avec ce matelas financier, elle va maintenant s’adresser aux banques pour négocier les 210 millions d’euros de crédits restants pour boucler le budget de ce méga-projet. Mais les coopérateurs sont confiants. Avec le succès de la souscription d’actions, ils se sentent pousser des ailes. Le projet est quasi sur les rails.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK