La collégiale de Ciney retrouve son clocher

Ces sept dernières années, la collégiale de Ciney a vécu amputée de son symbole: le clocher. En juillet 2010, une tornade dévaste tout. Sur son tracé, l'édifice religieux n'est pas épargné. La toiture est soufflée, le clocher, lui, vacille. Sept années plus tard, un clocher flambant neuf est hissé au sommet sous le regard de l'abbé, des paroissiens ou des citoyens venus en nombre.

"C'est un peu comme un événement de résurrection puisque la collégiale retrouve son clocher. Ici, on retrouve croyants ou non mais beaucoup ont un lien avec cette collégiale, ils y ont vécu de belles choses : des baptêmes, des mariages, toutes sortes d'événements familiaux célébrés ici", constate l'abbé Pierre Renard, Doyen de Ciney.

"Hisser un clocher, c'est une opération extraordinaire"

Le clocher mesure une vingtaine de mètres et pèse près de dix-neuf tonnes. Il a été façonné sur la base de photos d'archives avec d'anciennes méthodes. La structure est entièrement en bois et est recouverte de cinq tonnes d'ardoise. Pour le hisser au sommet, une grue de 350 tonnes a été dépêchée, de quoi assurer toute la stabilité dans cette opération délicate.

Les conditions météorologiques étaient bonnes: du soleil et peu de vent. "On a l'habitude de restaurer les clochers sur place, là où ils sont. On remplace les pièces ou on les réassemble en hauteur sur les échafaudages. Ici, tout a été fait au sol et il faut maintenant soulever ce clocher" explique Benoît Delfosse, l'un des gestionnaires du chantier.

 

Le clocher de la collégiale est en réalité le septième à être installé depuis le XIe siècle. Symbole d’une ville, d’une bière également, l’édifice est classé au patrimoine wallon. Les travaux de restauration coûteront au total quatre millions d'euros, surtout à charge de la commune. La prochaine messe, elle, n'aura pas lieu avant avril ou mai 2018.

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