L'étau judiciaire se resserre autour des deux patrons de l'entreprise namuroise Vivaweek

Vivaweek est un site de location de vacances.
Vivaweek est un site de location de vacances. - © vivaweek

En juin dernier, les patrons de ce site de location en ligne de maisons de vacances ont brutalement mis la clé sous la porte, alors que quelques mois auparavant, l'entreprise engrangeait encore des centaines de milliers d'euros de bénéfices.

Du jour au lendemain, 35 personnes se sont retrouvées au chômage sans indemnité de préavis. Le parquet a ouvert une enquête.

Plusieurs employés ont déposé plainte pour faux, usage de faux et abus de confiance contre leurs anciens patrons. Ils seront entendus par les enquêteurs dans les semaines qui viennent.

Pendant deux ans, le call center de l'entreprise a convaincu des milliers de propriétaires de payer une centaine d'euros pour diffuser une annonce sur le site de location de vacances Vivaweek.

En 2015 et 2016, les bénéfices cumulés se sont élevés à 750.000 euros. Puis, subitement, tout le personnel a été transféré dans une nouvelle entreprise, JDC Web. Mais cette nouvelle société commerciale a été aussitôt mise en liquidation.

Et le curateur a découvert une coquille vide, sans actif, sans trésorerie. Rien en d'autres termes pour payer les indemnités de préavis du personnel.

Une situation d'autant plus choquante que le site internet de Vivaweek continue à diffuser des annonces et à facturer le service à des propriétaires.

Le curateur, en tout cas, entend maintenant récupérer cet argent, devant les tribunaux s'il le faut. Pour lui, la faillite de JDC Web est frauduleuse.

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