Herboriste, profession libre d'accès mais très contrôlée

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Dans une classe de l'Ifapme de Dinant, une quinzaine de personnes suivent les cours de première année d'herboriste. Au programme entre autres, botanique, biochimie végétale, droit et gestion commerciale. Ici on apprend les propriétés des plantes et comment gérer son commerce. On passe en revue aussi bien des aspects scientifiques du métier comme la connaissance des principes actifs et leurs interactions, que des aspects non scientifiques comme les élixirs de fleurs de Bach. "En herboristerie, on cherche à apporter un bien-être, on est dans l'hygiène de vie, le préventif, dans l'accompagnement et le soutien" explique Sylvie Hermans, naturopathe et professeure d'herboristerie à l'Ifapme de Dinant. "On ne va pas soigner le cancer mais on peut aider à supporter le traitement".

L'accès à la profession d'herboriste est libre. Mais depuis 1997, la vente de plantes est règlementée en Belgique. Certaines sont réservées aux pharmacies et interdites en herboristeries. Les herboristes peuvent vendre des plantes "alimentaires". Tout ce qui relève du médical est strictement réservé aux pharmacies. Dans une herboristerie on trouvera des plantes séchées pour, par exemple, réaliser des infusions; des élixirs et des compléments alimentaires.  

Dans la classe à l'ifapme, les étudiants ont entre 25 et 65 ans. Certains viennent car ils souhaitent ouvrir leur magasin, d'autres veulent découvrir les propriétés des plantes pour les utiliser dans leur cercle privé. Après deux années en cours du soir à l'ifapme, les étudiants peuvent obtenir un diplôme de chef d'entreprise homologué par la Communauté Française. En France, le métier d'herboriste n'existe plus légalement depuis 1941. Il a été interdit par le régime de Vichy.

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