Haute-Meuse: les campagnes d'arrachage de la balsamine de l'Himalaya portent leurs fruits

La balsamine de l'Himalaya est une plante exotique très invasive. Chaque capsule renferme des centaines de graines. Il est donc absolument nécessaire de l'éradiquer pour empêcher qu'elle n'étouffe pas les espèces indigènes
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La balsamine de l'Himalaya est une plante exotique très invasive. Chaque capsule renferme des centaines de graines. Il est donc absolument nécessaire de l'éradiquer pour empêcher qu'elle n'étouffe pas les espèces indigènes - © Monika Wachter - RTBF

Le contrat de rivière Haute-Meuse lutte depuis 2010 contre la balsamine de l'Himalaya. Cette plante exotique invasive a été introduite dans les jardins par des amateurs tombés amoureux de ses belles fleurs mauves qui adorent pousser sur les berges. Ses tiges peuvent monter jusqu'à trois ou quatre mètres. Mais la balsamine se multiplie à une telle vitesse qu'elle étouffe les espèces indigènes. Il faut donc l'éradiquer en l'arrachant.

Il fallait absolument stopper la progression de la balsamine de l'Himalaya

Frédéric Mouchet, le coordinateur du contrat de rivière Haute-Meuse, explique. "Nous avons commencé par la Gelbressée sur Namur en 2010, le Bocq du côté de Ciney, Hamois et Yvoir en 2011 et 2012. Et au gré de nos inventaires, on s'est rendu compte qu'il y en avait de plus en plus". Les campagnes d'arrachage avec des bénévoles n'étaient plus suffisantes. Le contrat de rivière a alors décidé d'engager des étudiants en 2013.  "Nous continuons à engager des étudiants, encore quinze cette année-ci pour essayer d'éradiquer totalement la balsamine de l'Himalaya des affluents de la Haute-Meuse".

Le travail commence à porter ses fruits

Frédéric Mouchet tire un bilan très positif. "Sur certains tronçons, on en observe pratiquement plus depuis deux à trois ans. Sur d'autres secteurs, on en observe moins. Donc il faut rester vigilant, continuer à prospecter et continuer à agir les prochaines années".

Sur l'Hermeton, à Hastière, il reste encore du travail

Cette année-ci, le contrat de rivière s'est attaqué à l'Hermeton qui se jette dans la Meuse à Hermeton-sur-Meuse dans la commune d'Hastière. Pour l'éradiquer, Florian, Benoît, Dorian et Kenny enfilent leurs bottes ou leur combinaison de pêcheur. "Il faut regarder sous les ronces et les orties pour arracher les petits plants. Une fois adultes, les balsamines de l'Himalaya peuvent atteindre trois à quatre mètres. Il faut donc plier et casser les tiges et les mettre à sécher en hauteur, par exemple sur des ronces. Les capsules avec les graines, il faut les enfermer dans un sac en plastique".

Les capsules contiennent plusieurs centaines de graines

Frédéric Mouchet explique que "les capsules contiennent plusieurs centaines de graines. Donc si on ne les enlève pas, elles produisent quelques milliers d'individus après une saison de végétation".

C'est donc très encourageant pour les équipes du contrat de rivière Haute-Meuse de voir que ce travail de longue haleine porte ses fruits. Mais évidemment il ne faut pas relâcher son attention et rester vigilant.

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