Gembloux: une vieille usine démolie pour laisser la place à un quartier durable et piétonnier

La démolition de l'ancienne usine a commencé et devrait durer environ quatre mois
4 images
La démolition de l'ancienne usine a commencé et devrait durer environ quatre mois - © Hugues Van Peel - RTBF

Une étape symbolique a été franchie ce mercredi dans le processus de revitalisation du quartier de la gare à Gembloux. La démolition des vieux bâtiments d’Eurofonderie a commencé. L’ancienne zone industrielle s’étend sur trois hectares, en bordure de la ligne ferroviaire qui relie Namur à Bruxelles.

Entre 1891 et 1976, l’usine fabriquait des charrues et du matériel agricole. Rachetée ensuite par une multinationale britannique, elle a produit des pièces pour l’industrie automobile jusqu’à sa fermeture en 1994. Elle employait encore 225 personnes à cette époque.

En 1997, le site, à l’abandon, est racheté par la SA Euro-Gembloux (filiale d’Actibel) qui veut y développer un projet immobilier. Les procédures administratives ont duré très longtemps, mais la patience des promoteurs a fini par payer. "Pour nous, c’est vraiment un moment clé, explique Paul de Sauvage, administrateur-délégué. La démolition du site, c’est vraiment le début d’une nouvelle ère pour le quartier de la gare, qui aura une image plus moderne et plus contemporaine".

Un quartier tourné vers le futur

La démolition prendra quelques mois. Ensuite, on reconstruira à cet endroit. "On envisage un quartier mixte, avec jusqu’à 300 logements, des commerces de proximité, des espaces dédiés à la culture et à l’enseignement, poursuit Paul de Sauvage. Le développement durable sera une priorité. Et si on a choisi cette zone, juste à côté de la gare de Gembloux, c’est pour y développer un concept de mobilité douce. Le site sera réservé aux piétons, les voitures iront en sous-sol".

La source d’inspiration des promoteurs, c’est Louvain-la-Neuve, où le piéton est roi. Une perspective qui réjouit les autorités locales. "L’idée est vraiment que ce quartier soit un quartier durable, ou un éco-quartier, peu importe le label qu’on utilise, explique Benoît Dispa (CDH), bourgmestre. Il faut qu’on s’inscrive dans les tendances contemporaines de l’aménagement du territoire, que ce quartier soit agréable à vivre et qu’il contribue au développement de Gembloux".

La construction de ce quartier se déroulera par phases, pendant quinze ans. C’est donc un projet à long terme, qui devrait coûter entre trente et cinquante millions d’euros.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK