Felenne, un village de Beauraing, va enfin rejoindre le monde de l'internet à haut débit

Cela fait des années que les habitants de Felenne se plaignent de leurs connexions. Ils ont l'impression d'être les oubliés du monde moderne. L'internet arrive via les lignes téléphoniques en cuivre. Ceux qui ont la chance d'avoir un accès s'arrachent les cheveux tellement que c'est lent. Jacques explique que "pour envoyer un mail il lui faut cinq à dix minutes si tout va bien, et quelques heures si ça va mal."

Un coin de paradis - sans internet

Felenne est un coin de paradis dans le sud namurois au cœur de la forêt ardennaise.  Mais ce hameau de 400 âmes est beaucoup trop éloigné pour que Proximus tire une ligne de fibre optique sur la dizaine de kilomètres qui le sépare du village le plus proche. "Cela coûterait beaucoup trop cher pour être rentable, explique Proximus, entre 400 et 500.000 euros".  

La solution étudiée: les faisceaux hertziens

En mars dernier, Proximus s'est lancé sur une autre piste, la transmission par les airs, par les faisceaux hertziens. L'opérateur a fait des essais en laboratoire. Il vient de lancer le premier test grandeur nature à Felenne. "Une vingtaine de personnes seront connectées jusqu'à la fin décembre. Elles seront une soixantaine d'ici fin janvier", explique Haroun Fenaux, porte-parole de Proximus. L'internet haut débit est envoyé de la parabole à Ménil-Saint-Blaise, dans la commune de Houyet, qui se trouve à une dizaine de kilomètres, vers la parabole qu'on vient d'installer sur l'ancienne maison communale de Felenne. A partir de là, les connexions sont faites par fibres optiques jusqu'aux boîtiers qui alimentent les habitations.

Les premiers essais sont très encourageants

Marc Lejeune, le bourgmestre de Beauraing, explique que "les premières personnes qui ont été reliées à la borne sont passées de 1,5 méga à 30 et même 70 mégabits par seconde. C'est une vitesse qui permet vraiment aujourd'hui de faire ses paiements en ligne, avoir la télévision numérique et tous les avantages liés à internet. C'est prometteur parce que nous avons dans le village des gîtes, des infirmières à domicile, une école, et donc beaucoup de jeunes qui veulent rester dans leur village mais qui jusqu'ici décidaient de partir. Vous savez qu'aujourd'hui si on n'a pas internet on est un peu déconnecté de la planète. ... Il est vrai que le village se mourait à la limite un peu. Tandis qu'aujourd'hui il y a un regain d'espoir pour pouvoir rester, et rester en communication avec le restant de la planète."

Proximus va continuer ses tests les prochains mois à Felenne pour voir si la transmission est stable et n'est pas perturbée par les conditions météorologiques. Au début de l’été, l'opérateur fera le point afin de voir s'il peut continuer avec cette technologie et éventuellement l’utiliser dans d’autres endroits où il est possible d’utiliser cette technologie.

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