Esperanzah! 2018, c'est sans main aux fesses

Esperanzah! c'est parti pour trois jours de fête, de musique du monde mais aussi d'échanges d'idées. Le thème de cette année: le déclin de l'empire du mâle. Des débats, des visions de films et surtout un plan nommé Sacha contre le harcèlement et les violences sexuelles. Une première pour un festival.

"La méthode d'auto-défense, c'est d'abord, énoncer ce qui est en train de se passer. Par exemple: vous êtes en train de me toucher la cuisse. Ensuite, énoncer ce que ça te fait: ça me dérange. Enfin, énoncer ce que tu veux qu'il arrive: arrête ça. Et sans t'excuser. Ca doit être direct." Voilà les conseils donnés par Laura. Elle est bénévole au stand Sacha, le plan de lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles sur Esperanzah!.
"Sacha, c'est l'acronyme de Safe attitude contre le harcèlement. Mais avant tout, il faut savoir différencier harcèlement et agression", explique-t-elle tout en proposant un jeu: "est-ce de la drague, du harcèlement ou une agression?"

Les festivaliers jouent le jeu. Et les échos sont plutôt positifs... aussi du côté des garçons. "Par moment, il est possible qu'on ne s'en rende pas compte soi-même, explique l'un d'entre eux. On peut passer de la drague relou à quelque chose qui est vécu plus négativement par l'autre personne. C'est pas mal car la campagne permet de se poser des questions." Une maman a quant à elle pris le guide du croco, il explique comment réagir en cas d'agression. "J'ai pris le guide car je me suis dit que ça pourrait m'arriver d'être témoin", nous dit une maman.

Un numéro d'urgence

Certains enfilent un bracelet jaune sur lequel est noté un numéro de téléphone. Il sert à avertir un centre d'urgence en cas de situation problématique. "Moi je n'ai pas pris le numéro de secours car je me fige dans des situations de stress. Le guide pourrait par contre m'aider si une telle situation se présente. J'espère que non!"

Mais que se passe-t-il quand on appelle ce numéro? "Une équipe est derrière ce numéro d'urgence et prend en charge les victimes, explique Clémentine Squeuvin, coordinatrice du plan Sacha. Elle les conseille, les soutient, les écoute et les met dans un endroit sécurisé."

Le plan s'inscrit dans une thématique plus large du festival: le déclin de l'empire du mâle. Elle est déclinée pendant tout le week-end par toutes les associations du village des possibles mais aussi sut tout le site du festival à travers les décors, les débats, des projections et des artistes engagés sur scène.

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