En quête d'argent, Houyet taxe "l'éolienne des enfants"

Cette éolienne citoyenne a été construite il y a une dizaine d'années, à Finnevaux.
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Cette éolienne citoyenne a été construite il y a une dizaine d'années, à Finnevaux. - © The Windpower

Mauvaise nouvelle pour les 950 coopérateurs d' "Allons en Vent", une SCRL installée dans la commune de Houyet: la commune lui réclame 12 500 euros. Il s'agit d'une taxe qui vise les producteurs d'électricité éolien.

La Coopérative en fait partie puisque elle a construit une éolienne citoyenne, il y a une dizaine d'années, à Finnevaux (près de Houyet), mais une petite éolienne. Rien de comparable avec celle des gros producteurs électriques. Pourtant, la commune a décidé de réclamer le même montant. La coopérative se sent lésée.

Au pied de l'éolienne, Émilie (12 ans) et son papa Lionel Van Rillard. C’est le Président de la Coopérative. Il parle d'une taxe disproportionnée et inéquitable. "On nous demande de payer exactement la même taxe que les plus grosses éoliennes industrielles qui produisent cinq fois plus, qui ont donc cinq fois plus de revenus sur l’année. Elle est disproportionnée parce qu’on avait prévu début d’année de faire un bénéfice d’un peu moins de 13 000 euros. Si la Commune nous prend 12 500 euros, il ne nous reste plus rien."

"Financièrement, on a besoin d’argent aussi, commente Pierre Ledent, échevin de l'Environnement à Houyet. On a la zone de police, le cadastre qui, maintenant, ne se déplace plus sur le terrain. Donc, on doit engager quelqu’un pour aller vérifier les maisons qui se construisent. Donc, il faut que nous puissions équilibrer notre budget. Quand on nous présente une circulaire comme celle de M. Furlan, on saute dessus, si on veut. Vous savez, ce n’est pas très facile de gérer une commune."

Du coté des membres de la Coopérative, on a envoyé un courrier à la Commune avec l'aide d'un avocat pour demander la suspension de ladite taxe. "Si la Commune reste sur sa position, nous irons au Tribunal de Première Instance."

L'échevin, quant à lui, reconnait que cette histoire fait pas mal de bruits en dehors de nos frontières suite aux mails reçus, dit-il, mais - selon lui - le dialogue reste toujours possible.

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