Dumping social: la FGTB visite deux chantiers à Andenne et Namur

La Belgique compterait 18 000 travailleurs étrangers dans le secteur de la construction.
La Belgique compterait 18 000 travailleurs étrangers dans le secteur de la construction. - © Flickr - mo construction

Une vingtaine de délégués de la FGTB Namur se rendent lundi sur deux chantiers, à Andenne en matinée et à Namur vers midi, afin de dénoncer le dumping social dans le secteur de la construction. Accompagnés de traducteurs, ils souhaitent mettre en garde les travailleurs roumains, portugais, polonais, et d'autres nationalités, qui sont exploités en travaillant en Belgique pour un "salaire de misère". De plus, la présence de travailleurs étrangers en Belgique signifie "18 000 travailleurs belges en moins dans le secteur de la construction".

Ils sont en effet environ 18 000 travailleurs étrangers à travailler dans le secteur de la construction sur le territoire belge, selon Jean-Claude Hubert, responsable de l'action. A côté de cela, "plusieurs ouvriers qualifiés belges sont au chômage", signale-t-il.

Mais Jean-Claude Hubert souhaite qu'il n'y ait pas de malentendus. "Attention, ce ne sont pas les étrangers qui nous dérangent... du moment qu'ils sont payés correctement", explique-t-il. L'action vise à les informer sur leurs droits au moyen d'une brochure traduite dans six langues.

Il prend pour exemple le bâtiment des Archives de l’État récemment construit le long du boulevard Cauchy à Namur. Il a pu consulter une fiche de paie de l'un des travailleurs étrangers engagés sur ce chantier remontant à septembre 2012. "Il était payé 2,80 euros de l'heure", déplore-t-il.

Il ajoute que les travailleurs étrangers ne sont pas bien informés. "Après un accident de travail par exemple, ils sont renvoyés dans leur pays et ne sont pas repris ensuite. Ils ignorent qu'ils peuvent réclamer des sommes qui leur sont dues. De même, si un travailleur belge garde des séquelles d'un accident de travail, il reçoit une indemnité, mais quid du travailleur polonais ou roumain ?", poursuit Jean-Claude Hubert. L'objectif est de faire comprendre aux travailleurs qu'ils peuvent faire appel au syndicat.

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