Des lunettes 3D pour suivre les thérapies ciblées contre le cancer

Robot et lunettes 3D : pour sensibiliser les patients à leur état de santé et à l’importance de la prévention, le CHU Namur a misé sur une technologie ludique. Pas de quoi révolutionner les messages de prévention mais peut-être de quoi accrocher le public qui boude les campagnes de dépistage. 

Aujourd’hui par curiosité, des dizaines de patients ont accepté de mettre des lunettes 3D sur le nez. Dans le hall du site dinantais du CHU Namur, une courte animation leur montre l’action des thérapies ciblées contre le cancer. Une découverte pour la plupart d’entre eux. "Je ne savais pas que cela existait. Tant que cela ne nous arrive pas, on ne s'y intéresse pas. On se dit que c'est pour les autres".

Repenser la prévention de manière plus ludique et personnalisée

Le souhait est d’amener le patient à une prise de conscience. Bouger mieux, manger sainement, arrêter la cigarette : les messages de prévention sont connus et répétés depuis des années mais le pari est ici de miser sur une approche individualisée et de dédramatiser la maladie. Un appareil permet d'évaluer la santé des artères d'un simple pincement de doigt. Il ne s'agit évidemment pas d'un diagnostic médical mais d'un indicateur sur le mode de vie.

"Je savais que c'était une bonne idée de faire du sport mais en voyant l'appareil confirmer la bonne santé de mes artères, cela me rassure".

Pour Ivan Bien, chargé du projet, "le pari est de pousser les personnes à l'action en misant sur le ludique, parce que l'on sait que la prévention classique ne fonctionne pas." Ces actions vont se reproduire en octobre sur les sites de Godinnes et de Sainte-Elisabeth.

Le dépistage du cancer boudé

L'oncologue Rioterto Bellomo en est persuadé : inciter les patients à se faire dépister est essentiel. Les thérapies ciblées sont l'avenir du traitement contre le cancer dont le taux de survie a considérablement augmenté ces dernières années. Des thérapies d'autant plus efficaces que la détection du cancer est précoce. Or, en Wallonie, à peine 7 % des femmes qui reçoivent un courrier les invitant à participer au Mammotest y répondent favorablement.

Cette dame nous le confirme : "le cancer, ça fait peur et on préfère ne pas savoir".

Une nouvelle campagne de sensibilisation contre le cancer du sein

D'où l'idée du CHU Namur d'aller plus loin : en collaboration avec Think Pink et le Centre Communautaire de Référence pour le dépistage du cancer du sein, une campagne nouvelle campagne de prévention sera lancée la semaine prochaine depuis Dinant. La ville se parera de rose avec pour objectif de sensibiliser un maximum de femmes à procéder au dépistage du cancer du sein et atteindre les 75 % de participation. On en est loin !

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK