Des femmes dans un monde d'hommes... et de rails

Aurélie, 26 ans, et Amélie, 24 ans, sont techniciennes principales de travaux des voies chez Infrabel. Chaque matin, une fois au boulot, elles enfilent leurs vêtements de chantier et partent sur les voies ferrées entourées d'hommes. "J'ai toujours voulu travailler à l'extérieur. A l'issue de mes études, Infrabel m'a proposé un stage et j'ai tout de suite accepté. Maintenant, cela fait 4 ans que j'évolue dans un milieu masculin", nous confie Aurélie.

Depuis son arrivée chez Infrabel, elle a su se faire accepter de la gente masculine. "Ils sont plutôt fiers de m'avoir dans leur équipe. Mes collègues m'apprennent beaucoup de choses. Souvent, ils me taquinent. C'est à ce moment-là qu'il faut savoir mettre des limites".  

"Ils m'aident si besoin"

C'est un peu la même histoire pour Amélie. Arrivée dans l'entreprise en janvier 2015, elle est aujourd'hui complètement intégrée dans cette structure où l'on pourrait s'attendre à voir très peu de femmes. "Ce n'est pas simple. On n'a pas la même force physique que les hommes. Si ils voient que je suis en difficulté, ils m'aident", raconte Amélie.  

Depuis la création d'Infrabel, en 2005, on est passé de 4,3% de femmes à 9,4%. Aujourd'hui, elles représentent 1100 postes sur un total de 11723 salariés. Pour Amélie, "ce chiffre est encore trop faible. Beaucoup ignorent ce que l'on fait exactement et puis, la présence majoritaire des hommes peut en effrayer plus d'une".

Du côté des cadres, sur 122 managers, 18 sont, en ce moment, des femmes; soit plus ou moins 15%. Avec les années, "les mentalités changent progressivement mais il reste, tout de même, encore du chemin", confie Virginie Buysmans, la directrice du centre logistique de Ronnet, près de Namur.

En 2015, 61 femmes ont été engagées chez Infrabel, dont la moitié âgées entre 20 et 29 ans.

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