Des élèves de l'Institut technique de Namur participent à la restauration du fort d'Emines

Cinq élèves de l'ITN posant fièrement devant le fort d'Emines avec un élément de l'escalier qu'ils ont fabriqué.
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Cinq élèves de l'ITN posant fièrement devant le fort d'Emines avec un élément de l'escalier qu'ils ont fabriqué. - © Hugues Van Peel - RTBF

Le fort d’Emines, sur les hauteurs de Namur, est l’une des neuf places fortifiées qui composaient la ceinture de défense autour de la ville avant la Première Guerre mondiale. Depuis quelques années, le service du patrimoine culturel de la province participe à la valorisation du site en y organisant des animations et des visites guidées. En 2018, année du centenaire de l’Armistice, il a fait appel aux élèves apprentis-métalliers-soudeurs de l’ITN, l’Institut technique de Namur, pour remplacer un escalier en très mauvais état.

"C’est une expérience magnifique, confie Damien, l’un des douze jeunes impliqués dans le projet. Ca fait toujours plaisir de faire revivre le fort de sa région. Et ca nous apprend à voir comment les gens font sur chantier. En plus, c’est un travail à l’ancienne, on ne pouvait pas utiliser les nouvelles machines, on a dû tout faire comme eux l’ont fait à l’époque".

Les premières marches sont posées

Situé au bout d’un couloir en béton, cet escalier complètement rouillé mène au coffre de tête du fort, situé à la pointe de l’édifice, une zone inaccessible au public actuellement pour des raisons de sécurité. Il y a quelques semaines, les élèves sont venus prendre les mesures, avant de retourner en atelier. Ce mardi, ils ont posé les premières marches.

"Participer à la restauration d’un patrimoine national, les élèves étaient motivés, explique Benjamin Crépeau, leur professeur. Moi, j’ai mis le challenge pour réaliser le projet dans un laps de temps le plus court possible. On se rapproche des conditions de travail réelles, aussi bien celles de l’indépendant que celles de l’industrie. Mais ici, c’est un cadre de travail atypique, c’est exigu. C’est l’occasion de montrer le savoir-faire de nos élèves."

En confiant ce travail à l’Institut technique de Namur, le service du patrimoine de la province permet donc aux jeunes d’apprendre leur métier tout en apprenant l’histoire. "Le fait de travailler avec des jeunes de 17 ou 18 ans sur un projet patrimonial, sur un projet de restauration, ça permet aussi de leur faire connaître le patrimoine, ils en parlent à leur famille, on touche donc un public plus large", se réjouit Bastien Patris, animateur au service du patrimoine.

Une fois posé, l’escalier permettra donc aux visiteurs de s’aventurer un peu plus loin dans les profondeurs du fort, pour mieux comprendre son fonctionnement.

Le fort d'Emines : ses coins et recoins méconnus

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