Des caméras pour lutter contre les dépôts sauvages

La région wallonne débloque 1.8 millions d’euros de subsides pour aider des communes à se doter de caméras de surveillance pour lutter contre les incivilités, et essentiellement les dépôts sauvages et clandestins. Un appel à candidature a été lancé en septembre. Il a remporté un franc succès. Ce sont finalement 94 communes qui ont été sélectionnées dont onze Namuroises (Anhée, Beauraing, Ciney, Namur, Dinant, Florennes, Hastière, Mettet, Namur, Sambreville, Sombreffe, Viroinval).

Une commune pouvait au maximum se voir octroyer 25.000 euros. Un montant notamment décroché par Namur qui fait face à des dépôts sauvages à répétition. Charlotte Deborsu, échevine de la propreté à Namur a notamment fait appel aux citoyens pour identifier les endroits problématiques. "Grâce à une consultation populaire et aux informations qui remontent de nos agents propretés, nous avons identifié une vingtaine de points vraiment problématiques". Pour tenter d’améliorer la situation, la ville va investir dans dix caméras mobiles "qui tourneront entre les différents sites identifiés". La ville a également inscrit 40.000 euros dans son budget pour l’achat des caméras mobiles. Une somme qui peut paraître conséquente, mais, chaque année, le nettoyage des incivilités (tags, dépôts d’immondices) coûte plus d’un million d’euros à Namur.

Il n’y a pas que les villes qui sont touchées. Si à Namur, les dépôts sauvages et clandestins peuvent apparaître dans le centre-ville, à la campagne, ce sont plutôt les sites isolés qui sont dégradés. Un exemple parmi d’autre, à Beauraing les autorités ont identifié six, sept sites problématiques. "Ce sont souvent des dépôts d’encombrants dans des lieux isolés. Nous sommes en train de mettre à nu un site avec des dépôts à répétition pour qu’il n’y ait plus d’endroits à l’abri des regards" détaille Benoit Rolland, échevin de la propreté de Beauraing. La commune va également s’équiper de caméras. A cette fin, elle reçoit un subside de 2600 euros et a inscrit 20.000 euros dans son budget.

Rappelons que ces caméras qui filment dans l’espace public sont soumises à une réglementation stricte de respect de la vie privée. Pour aider les communes, aussi bien d’un point de vue juridique que technique, elles peuvent être accompagnées par l’asbl BeWapp. L’installation de caméras est un moyen supplémentaire pour lutter contre les dépôts sauvages, rappelons que la Wallonie a doublé le montant des amendes pour les déchets sauvages.

Coronavirus: hausse des dépôts de déchets clandestins (JT 07/09/2020)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK