Crash de Gelbressée : un rapport pointe à nouveau la responsabilité du pilote

Rien de très surprenant dans ce rapport rendu par les experts aéronautiques du Service Public Fédéral de la Mobilité. Mais une confirmation des hypothèses qui circulent depuis 2 ans : c'est une manoeuvre intentionnelle du pilote qui serait à l'origine du crash du Pilatus en octobre 2013, qui a causé la mort de 11 personnes. Pour arriver à cette conclusion, les spécialistes suivent le raisonnement suivant : la cause de l'accident, c'est la rupture de l'aile gauche. Rupture provoquée par une surcharge aérodynamique. Surcharge qui est liée à une manœuvre du pilote, mal exécutée.

D'autres responsabilités que celle du pilote?

Ce n'est pas nouveau comme analyse. Les experts judiciaires, dans leur rapport rendu en janvier dernier, pointaient déjà la responsabilité du pilote. Ils évoquaient la manœuvre de la parabole pour expliquer la surcharge sur l'aile gauche. Mais ils nuançaient aussi leurs conclusions, en envisageant d'autres responsabilités : celle du gérant, celle du propriétaire de l'avion et même celle des parachutistes. Le rapport du SPF Mobilité apporte un éclairage similaire. Il pointe notamment un élément qui a accentué la survenue de l'événement : la faiblesse du suivi et du contrôle de l'utilisation de l'avion par l'exploitant.

Des recommandations pour éviter d'autres catastrophes

Ce rapport est une pièce de plus, à rajouter au dossier de l'instruction. Ce n'est pas la vérité judiciaire. C'est à présent au parquet à se forger sa propre conviction et à demander le renvoi d'une ou plusieurs personnes devant le tribunal correctionnel ou à réclamer le non-lieu. Les conclusions des experts aéronautiques, elles, permettront de formuler des recommandations, afin qu'une telle catastrophe ne puisse se reproduire.