Citadelle de Namur: une descente gourmande en cuistax à la découverte de la cuisine sauvage

Bonne humeur et découverte de la cuisine sauvage au programme de cette troisième équipée sauvage organisée par l'asbl Cuisine sauvage
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Bonne humeur et découverte de la cuisine sauvage au programme de cette troisième équipée sauvage organisée par l'asbl Cuisine sauvage - © Monika Wachter - RTBF

L'ail des ours, l'égopode et l'épicéa sont des plantes de chez nous. Ce qu'on ignore souvent c'est qu'elles sont également comestibles.  L'ASBL "Cuisine sauvage" veut les faire découvrir de façon ludique et gourmande. Elle organise pour la troisième fois "L'Equipée sauvage", une descente en cuistax du haut de la Citadelle jusqu'à la Meuse avec des arrêts gourmands aux plats préparés par des grands chefs coqs.

En entrée un kroepoek au pesto d'ail des ours

Pour commencer un verre de vins pétillants d'un des domaines wallons pour accompagner un kroepoek au pesto d'ail des ours. Lionel Raway, coordinateur de l'asbl Cuisine sauvage, explique que "l'ail des ours a été cueilli sur la Citadelle de Namur à 100 mètres d'ici  il y a quelques semaines. On est vraiment dans le circuit ultra court". L'expérience commence par une balade dans le bois pour découvrir les plantes que les 500 participants vont déguster dans leurs plats. Et comme moyen de déplacement ils pédalent - sur un cuistax. Heureusement que ça descend !

Luna est animatrice et partage volontiers sa passion pour les plantes sauvages comestibles sauvages. Au menu de sa balade découverte, le lierre terrestre a une odeur qui rappelle la menthe et qui se prête bien au dessert, l'épicéa au goût de pamplemousse ou encore l'égopode qui sent le cerfeuil.

Un tartare de truite saumonée avec un espuma d'égopode

La première halte gourmande a beaucoup de succès avec un verre de perle de Wallonie, un verre de bière Saxo ou un jus de fruit de chez nous. Il accompagne un tartare de truite saumonée avec un espuma d'égopode.

Olivier est venu avec ses amis pour le plaisir de la découverte. "C'est beau et c'est très très bon" disent-ils. "L'égopode a un goût de cerfeuil. C'est très agréable. Cela change des saveurs qu'on a l'habitude de goûter." Deux Bruxelloises sont séduites par le goût végétal des plantes sauvages comestibles. "On sent instinctivement le goût un peu plus vert, plus végétal, un goût un peu plus prononcé mais qu'on connaît moins." L'une d'elle est tentée par la cuisine sauvage "mais habitant en ville, j'ai moins l'occasion de voir ces plantes comestibles. Mais je pourrais sortir un peu plus dans les parcs. Je suis sûr que j'en trouverai quelques unes".

Il y a des règles à observer pour éviter les risques

Luna met en garde "La cueillette sauvage a aussi des risques. Il faut d'abord être à 100% sûr de reconnaître la plante". Il y a aussi un autre danger, la transmission des maladies, soit par les animaux soit par les hommes. "Il faut faire attention à son lieu de cueillette. Il faut faire attention si ce n'est pas un coin pipi. Il y a aussi l'échinococcose, ce parasite du foie qui est transmis par les excréments".

"Il y a une règle à observer, explique Luna, si la plante le permet on va cueillir au-dessus du genou. Il y a donc moins de chance qu'elle ait été en contact avec les excréments d'un renard ou d'un chien. Pour se débarrasser de l'échinococcose il n'y a qu'une règle à observer: la cuisson à 100° C pendant une minute".

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