Cinq ans de prison pour viol et attentat à la pudeur sur mineur à l'Athénée Royal de Namur

Pour rendre son jugement, le tribunal a notamment souligné l'état de faiblesse dans lequel se trouvait la jeune fille sur lequel a joué l'enseignant pour profiter d'elle (illustration).
Pour rendre son jugement, le tribunal a notamment souligné l'état de faiblesse dans lequel se trouvait la jeune fille sur lequel a joué l'enseignant pour profiter d'elle (illustration). - © Flickr - JoeSantos

Le tribunal correctionnel de Namur a condamné jeudi Laurent J. à cinq ans de prison assortis d'un sursis probatoire de cinq ans pour au moins deux viols sur une de ses élèves âgée de moins de 16 ans, début 2017, alors qu'il enseignait à l'Athénée Royal de Namur. Il est également reconnu coupable d'attentat à la pudeur sans violence ni menace.

Laurent J. était enseignant à l'Athénée Royal de Namur et T. était son élève alors âgée de 14 ans. Déjà fragile psychologiquement, car ayant été victime de harcèlement, elle s'était rapprochée de son professeur et s'était confiée à lui.

Elle lui avait transmis des lettres et un jeu de rôles littéraires s'était instauré, et était devenu par la suite réalité. Des caresses, des pénétrations anales et vaginales ont finalement été dénoncées par la jeune fille.

Si le prévenu a reconnu la matérialité des faits, il a toujours insisté sur "le consentement mutuel". Pour rendre son jugement, le tribunal a notamment souligné l'état de faiblesse dans lequel se trouvait la jeune fille sur lequel a joué l'enseignant pour profiter d'elle.

Le jugement dénonce également une "relation totalement inégalitaire", et tient compte de la personnalité du prévenu qui n'a pas pris conscience de l'inadéquation de son comportement.

Le tribunal a condamné Laurent J. a une peine de cinq ans de prison assortie d'un sursis probatoire de cinq ans en ce qui excède la détention préventive subie, et d'une interdiction d'exercer pendant 10 ans. Poursuivre son suivi psychologique, être de bonne conduite et ne plus entretenir de contact avec la victime font notamment partie des conditions de probation. Au civil, Laurent J. est condamné à indemniser la victime pour un montant provisionnel de 2.500 euros, et la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s'était également constituée partie civile, pour 1 euro à titre définitif.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK