Ciney veut traquer les propriétaires de chiens inciviques grâce à l'ADN des crottes

Qui n'a pas au moins une fois dans sa vie marché sur une crotte de chien ? On dit que c'est porteur de chance, mais dans l'immédiat, c'est plutôt de calamité qu'il faut parler.

Une méthode scientifique

La ville de Ciney a décidé de s'attaquer aux déjections canines et aux propriétaires de chien peu respectueux. Comme la police scientifique le ferait lors d'enquêtes judiciaires, c'est l'ADN du chien qui pourrait bientôt être utilisé pour trouver le coupable.

"Le but est que tous les propriétaires de chiens viennent s'enregistrer à l'Etat civil, comme une personne, et ils recevront un passeport, comme une carte d'identité, pour leur chien. Ils devront ensuite aller chez leur vétérinaire qui fera un prélèvement ADN bucal", explique Jean-Marie Cheffert, bourgmestre de Ciney.

Les ADN seront centralisés dans une banque de données. Lorsque les agents constatateurs tomberont sur un étron, ils en prélèveront un échantillon pour retrouver les contrevenants.

A l'ARSIA, l'Association régionale de santé et d'identification animale, on pratique déjà le technique sur des porcs, bovins et chèvre. Néanmoins, pour les chiens, ce serait une première.

Un étron bien coûteux

"L'analyse tournerait autour d'une vingtaine d'euros, sans tenir compte de la création de la base de données et la mise en place du système de collecte" détaille Fabien Grégoire, responsable du service "biologie moléculaire et génétique" de l'asbl ARSIA.

Au total, il faudrait compter 40 euros à charge du contrevenant, plus 100 euros d'amende. Sans parler d'une réelle économie en frais de nettoyage.

La mesure peut faire sourire, mais elle est globalement bien accueillie.

La mesure existe déjà dans d'autres ville d'Europe comme Naples, Dresde, Reims ou encore Béziers et on observe là une diminution des incivilités de 80%.

 

 

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