CHR de Namur : se rendre à pied au bloc opératoire plutôt qu'être brancardé

Ida, 81 ans, se rend au bloc opératoire en marchant, guidée par un brancardier
2 images
Ida, 81 ans, se rend au bloc opératoire en marchant, guidée par un brancardier - © RTBF - Anaïs Stas

Si vous avez déjà été opéré, vous devez certainement vous souvenir de toute cette médication, cette manutention autour de l’opération : ce lit poussé à travers les couloirs labyrinthiques de l’hôpital. Si pour certaines personnes cette prise en charge complète est rassurante, pour de nombreuses autres, on se sent démuni, passif. En bref, on subit.

Au CHR de Namur, depuis maintenant un an, pour les opérations de la main, les patients peuvent, s’ils le souhaitent, se rendre au bloc opératoire en marchant. Cela peut paraître anecdotique, mais cette démarche a modifié plusieurs aspects importants de l’acte médical.

Au départ, l’idée du patient debout a été implantée par l’infirmière Stéphanie Burnay, sa réflexion part du constat qu’en devenant un centre SOS mains, le CHR de Namur est amené à traiter un nombre nettement plus important de patients. Cela permet d’accélérer la procédure. Le CHR estime gagner en moyenne une heure sur chaque procédure. Sur une année, 80% des 2300 patients opérés à la main ont choisi de se rendre au bloc opératoire debout. "Cela change la relation entre le soignant et le soigné, la communication. Pour le personnel c’est moins de manipulations" explique Julie Labar, infirmière en chef de l’hôpital de jour. Le personnel soignant au bloc ressent également une nette différence. "Le patient arrive nettement plus détendu. Il marche, il parle, il arrive ici relax. Pour moi c’est très important, l’anesthésie se fait très facilement. Avant, on devait sédater le patient pour qu’il arrive détendu" conclu Audrey Pospiech, anesthésiste.

A noter que la tenue des patients debout a été adaptée. "Nous n’avons plus la blouse classique laissant les fesses à l’air. C’est un pyjama deux pièces : un dessus, un dessous, les fesses bien renfermées. La tenue est complétée par une paire de chaussettes antidérapantes, et les patients peuvent les reprendre chez-eux" annonce en souriant Julie Labar.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK