C'est l'heure des bilans pour le Relais social urbain namurois

Le Relais social urbain dressait un bilan des cinq mois écoulés.
Le Relais social urbain dressait un bilan des cinq mois écoulés. - © RTBF

Au sortir de l’hiver (ou presque), le Relais social urbain namurois, qui regroupe les acteurs publics et privés luttant contre l'exclusion sociale, vient de dresser le bilan de ces cinq mois de travail.

Le bilan en quelques chiffres

132.651 euros de budget. Un peu plus de la moitié vient de la subvention régionale. Le reste étant supporté par la Ville.

Le personnel médical du Relais santé a également rencontré 1.305 personnes, soit 115 de plus que l'an dernier.

Des mots aussi…

… pour caractériser le travail des acteurs sociaux tout au long de cet hiver.

"Solidarité, concertation et volonté, énumère Philippe Noel, le président du CPAS et du Relais social namurois. L’ensemble des partenaires sont d’abord et avant tout volontaires pour pouvoir faire face à l’aide aux plus démunis, et pas exclusivement en période hivernale. C’est ça qui fait qu’il y a un dispositif social intéressant et pertinent sur Namur, car il y a cette concertation ; et l’organe de référence, c’est le Relais social urbain namurois. C’est là qu’on envisage les synergies pour pouvoir travailler et répondre aux attentes et besoins des personnes précarisées."

Quels constats tirer ?

Phénomène constaté à la fois par le représentant des Resto du Cœur et les infirmières du Relais social, c'est l’apparition de la violence. "Surtout à l’extérieur, comme à l’abri de nuit ; même les Resto du Cœur ont eu des difficultés, commente Emelyne Legrain, infirmière au Relais santé. Nous-mêmes, on y a été confronté. Le public se déplace également dans d’autres villes, il y a une sorte de tournante."

Autre constat dressé : on retrouve des bénéficiaires de plus en plus jeunes (moins de 25 ans) ou, à l'inverse, des personnes de plus de 60 ans, souvent isolées et n'ayant plus que la rue comme seul lieu de vie.

Enfin, si l'hiver semble bel et bien fini, le Relais social rappelle que la pauvreté n'a pas de saison et que tous ses partenaires sont toujours actifs, même sous ce soleil d'avril.

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