Beauraing toujours inquiète pour sa consommation d'eau

Le retour du soleil et des températures au-dessus des 30° ne font pas que des heureux. Souvenez-vous, début juillet, la pénurie d'eau menaçait du côté de Beauraing, Bièvre et Vresse-sur-Semois.

Ces communes avaient donc limité la consommation pour leurs habitants. À Beauraing par exemple, le premier juillet, la consommation d'eau dépasse les 300 mètres cubes par jour sur toute la commune. C'est largement supérieur à ce que les captages fournissent. Conséquence immédiate : les châteaux d'eau se vident et la commune doit agir. Un arrêté de police est alors pris pour interdire de remplir sa piscine, nettoyer sa voiture au tuyau ou arroser son jardin. Bièvre et Vresse font de même quelques jours plus tard.

Depuis, ces arrêtés ont produit leurs effets. La consommation d'eau a chuté de 30% à Beauraing. Cela a permis de reconstituer de petits stocks. Mais ils ne sont pas suffisants, selon le bourgmestre Marc Lejeune, surtout avec la vague de chaleur qui revient : "Les dernière pluies n'ont pas réalimenté la nappe. Cela ne sert donc à rien de continuer à forer dans la même nappe phréatique ici à Beauraing".

Une aide venue de Florennes ?

Marc Lejeune demande donc des solutions à long terme. Une réunion est prévue dans deux semaines avec l'INASEP, l'une des intercommunales qui fournit l'eau sur son territoire. L'objectif est simple : trouver de nouvelles sources d'alimentation. "Le problème, c'est que nous n'avons pas de grand barrage dans la région, comme celui de La Gileppe par exemple. Nous devons donc trouver d'autres sources d'approvisionnement en dehors de la commune, en dehors même de la Famenne. On me parle en ce moment de Florennes où il y aurait de belles possibilités de captage dans les carrières."

Par contre, on est moins préoccupé à Bièvre et à Vresse. Sur place, les pénuries étaient due au caractère exceptionnel de la vague de chaleur début juillet. Mais les deux communes vont tout de même elles aussi maintenir les arrêtés qui limitent la consommation d'eau sur leurs territoires. On n'est jamais trop prudent.

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