Beauraing: l'entreprise générale Théret ne réussit pas à redresser sa situation

La faillite de la société de construction semble inévitable. L'administrateur délégué n'en a pas encore fait la demande. Mais l'avenir ne s'éclaircit pas, malgré la procédure de réorganisation judiciaire que l'entreprise a demandé en décembre 2016 au tribunal du commerce de Dinant. Cette procédure devait mettre la société à l'abri des créanciers le temps de trouver une solution. Mais selon l'administrateur délégué, cette procédure est considérée dans le milieu comme un aveu de faillite et personne n'a voulu prendre le risque de venir en aide à la société. 

Le tribunal de commerce de Dinant n'a pas accepté la prolongation de la procédure de réorganisation judiciaire

Le 19 juillet, le tribunal de commerce a refusé la demande de prolongation. Cela ressemble donc au début de la fin. Pourtant, quand l'entreprise générale a été rachetée par le nouveau patron français il y a deux ans et demi, elle avait 130 salariés et marchait très bien. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une petite quarantaine de travailleurs. "Ils ont pour la plupart trouver un autre emploi", explique l'administrateur général qui dit essayer de limiter la casse.

Pourtant, il dit avoir investi beaucoup d'argent pour développer les activités. Mais ses clients sont surtout des communes. Elles paient avec beaucoup de retard. "Les banques n'ont pas voulu suivre", enchaîne le patron de l'entreprise générale. Théret s'est donc retrouvé avec beaucoup de commandes mais sans argent pour payer les matériaux et les sous-traitants. L'administrateur délégué essaie encore de sauver ce qu'il peut. Mais la faillite semble inévitable.

Les communes reprennent leurs billes

Les communes ont senti le vent tourné. Beaucoup de chantiers sont à l'arrêt depuis plusieurs mois. Certaines villes ont donc demandé de résilier leur contrat avec Théret, qui a accepté sans problème. Certaines relancent leur marché public, d'autres continuent avec les sous-traitants. Ces chantiers risquent d'avoir beaucoup du retard sur leur planning. A Louvain-la-Neuve par exemple, le chantier de construction du dojo, la salle d'entraînement que la Ligue francophone de judo fait construire, est au point mort  depuis décembre. La ligue a cassé le contrat et négocie directement avec les sous-traitants pour terminer les travaux de finition. A Eghezée, c'est le même scénario. La commune a résilié le contrat à l'amiable pour terminer les vestiaires de l'école des jeunes de foot. Ces chantiers se termineront mais avec beaucoup de retard: environ six mois pour les vestiaires d'Eghezée et un an pour le dojo à Louvain-la-Neuve.

 

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