Avec 50€, vous pouvez acquérir une ou plusieurs parts dans un groupe de presse belge

Après de multiples rebondissements, Nethys, propriétaire du groupe L’Avenir doit céder ses parts dans l’entreprise. C’est le moment choisi par les journalistes pour donner corps à une coopérative. Elle entrera dans l’actionnariat de l’entreprise.

Un journal, c’est d’abord ceux qui l’écrivent

Dans l’esprit des initiateurs de cette coopérative, il ne s’agit pas de devenir l’actionnaire majoritaire du groupe de presse. C’est plutôt une façon d’ancrer une idée : le capital intellectuel d’un journal est détenu par son personnel mais aussi – et c’est plus inhabituel – par ses lecteurs.
Cette coopérative doit leur permettre de faire entendre leur voix dans la gestion du groupe de presse.

Peser sur l’avenir

Associer la rédaction aux décisions stratégiques qui la concernent, c’est un concept plus ou moins écrit dans toutes les entreprises de presse. Mais Stéphane Moreau et consorts, à la tête de Nethys, n’y prêtaient guère attention. Ce montage, c’est donc une façon de bétonner le poids du personnel, de s’assurer voix au chapitre.

50€

C’est une première en Belgique. Elle est plutôt bien accueillie par les décideurs politiques mais également par les candidats repreneurs de L’Avenir. Il est vrai que cette coopérative confirme l’attachement du personnel et des lecteurs aux quotidiens du groupe.

Ce vendredi, les fondateurs déposeront leur projet chez le notaire. Prochainement, contre 50€, personnel de L’Avenir, lecteurs et sympathisants pourront acquérir une ou plusieurs parts de leur société.

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