Virton: une commission de concertation pour prévenir contre la radicalisation

La zone de police de Gaume suspecte un très petit nombre de personnes d'avoir suivi une formation de terroristes à l'étranger. Une enquête a été ouverte et des procès-verbaux ont été dressés.

Suite à une circulaire du gouvernement fédéral, et la menace qui plane, une commission de sécurité locale a été mise au point. Elle réunit tous les acteurs des services sociaux et de prévention.

"Les services qui remettent, par exemple, les cartes d’identité et les passeports, ou les changements de cartes d’identité… doivent avoir leur attention attirée sur certaines personnes dont la demande ne paraît pas trop normale", nous explique François Culot (IC), bourgmestre de Virton.

La population est également invitée à ouvrir l’œil. Un comportement étrange est à signaler aux autorités pour éviter tout acte violent, mais, pour le bourgmestre, attention surtout à ne pas tomber dans la stigmatisation. "Ce n’est pas de la délation qu’on demande, ce n’est pas non plus de la psychose et de la panique. Il ne faut pas se méfier de tout le monde. C’est simplement observer des comportements qui pourraient être dangereux potentiellement."

Un petit groupe de personnes est donc suspecté de vouloir nuire à la sécurité des citoyens. Les éléments sont concrets.

"On peut dire qu’il y a un certain nombre de sujets, que ce soient des autochtones ou des étrangers, qui se radicalisent ou qui se pré-radicalisent ; qui ont une attitude, si je puis dire, de sympathie vis-à-vis d’une cause, déclare Jean-Yves Schul, président de la zone de police de Gaume. Et donc, ces gens sont certainement passés par ce stade et puis, en son temps, arrivés à une radicalisation qu’il fallait porter à la connaissance des autorités judiciaires."

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