Tendez l'oreille en forêt: c'est la saison du brame du cerf

La forêt, si paisible habituellement, connaît un phénomène saisonnier : le brame du cerf.  Un brame qui intervient au courant de la période de reproduction de l'animal, de la mi-septembre à la mi-octobre. 

Le roi de la forêt attire toujours autant de curieux.  Comme a pu s'en rendre compte une de nos équipes à Libin, sur le massif forestier de Saint-Hubert.

Le brame en pleine obscurité

A la tombée du jour, le massif forestier est plongé dans le silence. Le ciel est dégagé, pas de pluie prévue, ce sont des conditions idéales pour un spectacle sonore. Le brame a lieu toute la journée. Mais une centaine de curieux sont venus vivre une expérience intrigante, celle d'une forêt dans une pleine obscurité. Certains d'entre eux ont fait plus de 100 kilomètres pour cette soirée. 

Les recommandations et explications sont données avant d'entrer en forêt.  Tout le monde devra rester discret.  Jean-Paul Juckler, guide-nature explique: "Le cerf crie, non pas pour attirer les femelles, mais pour délimiter un territoire. Et le territoire qu'il délimite, il se l'approprie et surtout, il s'approprie l'ensemble des biches qui sont dans ce territoire.  En fonction de la diminution de la durée du jour, le taux de testostérone, le taux d'hormones de la reproduction du mâle va augmenter, et c'est ça qui va déclencher cette envie de reproduction."

Pour éviter de déranger les animaux, il ne faut pas de lumière.  Nous avons suivi le groupe en caméra infra-rouge. Au loin, le silence est rompu par le brame. Violaine, l'accompagnatrice du groupe nous donne quelques mots d'explication : "Ici, on entend les cerfs.  On essaye de se rapprocher sans les gêner. On avance, on est ici près d'une petite clairière puis on avance tout doucement. On a entendu plusieurs cerfs qui se répondent. Il y en a sûrement quatre, cinq, six."

Il est passé minuit. Alors que certains tombent de fatigue, Evelyne, 10 ans, résiste et est ravie : "J'ai eu un peu peur quand on marchait dans le noir. Il y a des moments où le cerf le faisait fort et à d'autres moments où il ne le faisait pas fort. Et là, on les entend encore."

Ce groupe peut s'estimer chanceux. Les cerfs étaient loin mais il les a entendus. D'autres, parfois, repartent bredouille. Tout dépend des chasses qui ont lieu dans les alentours ou de la discrétion des groupes.

Des internautes ont fait parvenir à la RTBF leurs propres images du brame du cerf. Voici ce que Nicolas Timmermans et Axelle Sauté ont pu capturer : 

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