Charleroi: Jean-Claude Van Cauwenberghe acquitté dans le dossier Sodexo

Dans le dossier Sodexo, Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS) était poursuivi pour corruption passive. Pour le parquet, il avait été invité deux fois au restaurant par les responsables de la société. En échange, Sodexo aurait demandé à Jean-Claude Van Cauwenberghe de faire pression pour obtenir ces fameuses compensations (autour du nombre de repas, dans ce marché de cantines scolaires des écoles de la ville de Charleroi). Voilà pour les faits qui ont valu ce procès à l'ex-homme fort de Charleroi.

Mais ce qu'on retiendra surtout de ce procès, c'est l'attitude étonnante du parquet. Pendant plus de dix ans, il a analysé, fouillé dans le détail tout ce qui pouvait concerner Jean-Claude Van Cauwenberghe dans ce dossier. Certains, dont le principal intéressé, y ont vu de l'acharnement. Une volonté de faire tomber "Van Cau à tout prix".

Ensuite, il y a eu le renvoi demandé et obtenu devant le tribunal et puis, enfin, le procès. Et là, tout se dégonfle...

À l'audience, le parquet fait volte-face. Il estime qu'il n'a finalement pas assez de preuves et demande l'acquittement. Un acquittement qu'a donc logiquement prononcé le tribunal correctionnel de Charleroi ce lundi. Actant du même coup la fin des ennuis judiciaires de Jean-Claude Van Cauwenberghe.

Pas l'ombre d'un élément probant

L'ex-bourgmestre socialiste de Charleroi est donc désormais blanchi dans les six affaires qui le concernaient. Ce lundi, le tribunal a constaté qu'il n'existait pas l'ombre d'un élément pouvant établir une quelconque influence de Jean-Claude Van Cauwenberghe dans cette affaire. Au contraire, des repas avaient déjà eu lieu bien avant les faits entre les deux hommes, ce qui démontre une certaine forme d'habitude.

En outre, Sodexo avait remis un argumentaire à Jean-Claude Van Cauwenberghe, prouvant ainsi que la cause n'était pas entendue et qu'un dîner ne suffirait pas à convaincre l'intéressé. C'est donc par faute d'éléments que Jean-Claude Van Cauwenberghe a été acquitté.

Quant à l'ex-échevin de l'Enseignement, Jean-Pol Demacq (PS), il a par contre été reconnu coupable de faux pour avoir fait établir deux faux bons de commande et ainsi fait payer le manque à gagner de Sodexo. Mais il obtient la suspension du prononcé sur un an, à l'instar du fonctionnaire qui a mis en œuvre le mécanisme.

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