Peste porcine: la localisation du foyer de l'infection se précise

Depuis le début de la crise de la peste porcine, les fouilles continues et la découverte des cadavres de sangliers infectés ont permis de situer de plus en plus précisément le foyer de l’infection. Alain Licoppe du SPW Etude du Milieu naturel appuie la DNF, la Division Nature et Forêt dans la recherche des cadavres de sangliers infectés. Et notamment, dans le camp militaire de Lagland.

Il s'agit d'une zone marécageuse qui pourrait servir de refuge pour les sangliers infectés. Ils y trouvent de l’eau et un endroit où se cacher. C’est dans cette zone qu'Alain Licoppe a retrouvé aujourd'hui encore trois carcasses de sangliers.

Selon lui, la zone d'où est partie l'infection se précise, ce qui aidera les autorités à délimiter une nouvelle zone qu’il faudra clôturer pour enrayer la propagation du virus. Même s'il n'a aucune certitude sur le fait que tous le sangliers infectés resteront dans ce périmètre avant qu'il ne soit clôturé.

Cependant, l'arrêt d'interdiction de circuler dans la zone de confinement (de 63.000 ha) prend fin le 14 octobre au soir. Il faudra donc prendre une décision d'ici là.   

"Fausses rumeurs", selon le ministre de la Défense

Un centre de prélèvement est entré en fonction depuis ce matin. Il permettra aux vétérinaires de travailler dans de bonnes conditions mais ce n’est pas là qu’on pratiquera les autopsies, précise le professeur Annick Linden de l’Université de Liège, responsable du Réseau de Surveillance sanitaire de la Faune sauvage.

Toujours à propos de ce camp militaire, le ministre fédéral de la Défense Steven Van De Put a qualifié de "fausses rumeurs" nos informations qui révélaient que le virus de la peste porcine africaine aurait pu être importé par des militaires belges, revenus d’une opération militaire dans les pays baltes.

Ils ne sont pas allés directement au camp de Lagland, affirme le ministre, mais sont d’abord repassés par leur caserne. Il s'agirait donc de fausses rumeurs selon le ministre.

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