Neufchâteau: un inspecteur de police judiciaire condamné pour le viol d'une de ses informatrices

Un inspecteur de police judiciaire a été condamné à quatre ans de prison pour viol, attentat à la pudeur, coups et traitement dégradant sur l'une de ses informatrices.
Un inspecteur de police judiciaire a été condamné à quatre ans de prison pour viol, attentat à la pudeur, coups et traitement dégradant sur l'une de ses informatrices. - © Flickr - mira66

Un inspecteur de police judiciaire, suspendu depuis juin 2012 à la suite des faits lui étant reprochés, a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Neufchâteau, à quatre ans de prison -dont 12 mois avec sursis- pour viol, attentat à la pudeur, coups et traitement dégradant sur l'une de ses informatrices, alors âgée de 21 ans. Les faits remontent au 2 juin 2012.

Le prévenu, âgé d'une quarantaine d'années, était attaché à la police judiciaire fédérale de Neufchâteau. La jeune fille souhaitait pour sa part également intégrer la police.

Alors qu'ils étaient tous deux de sortie dans le centre de Liège, ils se sont retrouvés dans le Carré. Le prévenu a ensuite proposé à la jeune femme de la reconduire chez elle en voiture, ce qu'elle a accepté.

Plus tard, elle confiera avoir été victime de coups lorsqu'elle a annoncé au prévenu qu'elle avait une relation avec un autre policier. Elle précisera également que celui-ci a arrêté sa voiture du côté de Bertogne, où elle a subi des violences à caractère sexuel et un viol, ainsi que des menaces de mort.

Le prévenu a, lui, dit n'avoir que des souvenirs vagues et a réfuté toute attirance envers la jeune femme. Il n'a toutefois pas contesté les faits, si ce n'est le viol. Le policier a en outre expliqué ne pas avoir été lui-même, évoquant une ingestion à son insu de GHB ou une crise d'épilepsie.

Lors du procès, sa défense avait plaidé l'acquittement sur base de l'article 71 du code pénal estimant qu'il n'y a pas d'infraction lorsque le prévenu est soumis à une contrainte lui échappant.

Le tribunal n'a cependant pas suivi ces explications, retenant que rien ne montrait la prise de GHB ou un état épileptique. Par contre, le jugement a pointé une jalousie du prévenu face à la liaison de la victime avec un autre policier. Le tribunal a conclu que ceci a pu l'amener à passer à l'acte.

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