Maltraitance animale à Durbuy: la SRPA de Liège se rend sur place, suite à différentes plaintes

La maltraitance animale, c'est une question qui revient souvent et qui touche de plus en plus de monde. Vous pouvez d'ailleurs intervenir directement si vous remarquez que des animaux sont maltraités, en interpellant directement la SRPA, par exemple. Mais que se passe-t-il ensuite? Comment sont traitées les plaintes?

Nous avons suivi une équipe d'intervention à Heyd (Durbuy), où plusieurs sources ont contacté la cellule Bien-être animal de Liège pour dénoncer le mauvais traitement d'un troupeau de brebis.

Des cadavres et des ossements au sol

Après une analyse du dossier pendant quelques jours, une équipe intervient sur place. Et les premières observations sont interpellantes: des boules de laine au sol, des cadavres, des ossements.

"On va rencontrer le fermier pour déterminer les tenants et les aboutissants de ce dossier" explique Fabrice Renard, inspecteur principal à la SRPA-Liège. "Voir s'il y a une problème de malnutrition ou un problème de soins apportés aux animaux. Ou si c'est simplement une prédation. Il ne faut pas tirer directement la sonnette d'alarme, il vaut mieux enquêter directement et voir ce qu'on peut en déduire".

Les brebis sont beaucoup trop maigres

Mais au-delà des dépouilles, l'équipe constate plusieurs infractions. Philippe Schutters, inspecteur vétérinaire de la Cellule Bien-être animal de Liège: "L'alimentation est tout à fait insuffisante. Les brebis sont beaucoup trop maigres, il n'y a pas d'abri non plus. Et puis on trouve de nombreux cadavres et des ossements. Ça, c'est une infraction au niveau environnemental".

Des infractions aussi du côté des chevaux

De l'autre côté de la route, ce sont quatre chevaux qui attendent. Et de nouvelles infractions sautent aux yeux du vétérinaire: "De nouveau, de l'herbe rase, logique à cette époque-ci mais il faut un complément et on ne trouve aucun complément en fourrage, aucun complément en alimentation de type grain. Manifestement, il n'y a pas non plus d'abreuvoir, pas d'abri, et en plus de ça, on a une infraction concernant l'identification puisque ces quatre chevaux ne sont pas identifiés par puce électronique. Le propriétaire va donc devoir prouver l'origine de ces animaux afin que l'on puisse être tout à fait sûrs qu'ils ne viennent pas d'une importation frauduleuse de pays où les risques sanitaires sont importants".

Le fermier a une semaine pour se mettre en ordre

Vient ensuite l'heure de rencontrer le propriétaire des animaux. Et tenter de faire la lumière sur la situation. Ici, l'échange semble avoir été constructif: "Il y a un PV de constat d'infractions par rapport aux anomalies du code wallon sur le bien-être animal qui va être établi. Monsieur va avoir une semaine pour se remettre en ordre par rapport à tout ça".

S'il le faut, on reviendra plusieurs fois

Et la société protectrice des animaux reste, elle aussi, très attentive. Fabrice Renard, inspecteur principal à la SRPA-Liège: "On jettera un œil attentif bien entendu à la situation pour ne pas que ça se dégrade et qu'on se retrouve dans quelque temps avec une mortalité beaucoup plus importante. Si c'est nécessaire, on reviendra plusieurs fois sur place pour être sûrs qu'il n'y ait pas de problèmes par la suite".

Sachez enfin qu'en cas de maltraitance chez des personnes privées, les animaux sont plus rapidement saisis.

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