Les Snuls: "Pour être entrepreneur, il faut être punk !"

Ils sont Belges, ils sont cultes: les Snuls. Le groupe qui a fait les belles heures de Canal + Belgique entre 1989 et 1993 était de retour ce jeudi à Charleroi. Sur scène, pourtant, ils ne sont pas venus faire le show mais parler de leur carrière en groupe, puis en solo. Chacun est devenu entrepreneur: auteur, publicitaire, dessinateur, réalisateur par exemple.

"Les Snuls, ce n'était pas une entreprise !"

Pour eux, c'était la liberté de parole, de création. À cette époque, les cinq compères ne reçoivent aucun mot d'ordre de la direction. "En une semaine seulement, nous devions réaliser une quinzaine de minutes de fiction. Chaque fois nous allions plus loin. On pensait qu'on allait se faire virer. Le patron de Canal + France disait de nous que nous étions ingérables, c'était un très beau compliment !" explique Frédéric Jannin, aujourd'hui dessinateur. Le groupe ne se pose alors pas la question d'un public cible: "Le plus important pour nous, c'est que nous nous fassions rire entre nous !" explique Stefan Liberski.

Suprendre et laisser de la liberté à chacun

Ils le reconnaissent, ils sont de meilleurs humoristes que gestionnaires. Du moins, à l'époque ! Leur budget pour une saison télévisée avait déjà été largement amputée par le coût du générique. Un générique absurde, comme leur humour, avec un long travelling sur un tapis de frites. Dans leur créations, chacun pouvait amener un élément en plus quitte à surprendre tout le groupe.

 

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