Les occupants de la sablière d'Arlon entendent continuer leur action

La sablière d'Arlon
La sablière d'Arlon - © Jordane Meyer

Les occupants de l'ancienne sablière de Schoppach (Arlon) annoncent dans un communiqué, jeudi, que "l'occupation de la zablière d'Arlon continue" et lance un "appel à des chantiers collectifs chaque week-end et à constituer des comités locaux de soutien en Belgique et ailleurs." Le communiqué est signé par 'des occupant.e.s de la zablière et leurs ami.e.s". Depuis près de deux semaines, des militants écologistes occupent le site, propriété de l'intercommunal Idelux, en vue d'y contester un projet de réhabilitation en zoning pour PME. Les occupants considèrent qu'il s'agit d'une ZAD (zone à défendre) et le site a été rebaptisé "Zablière". Le collectif précise que l'occupation continuera tant que le projet de zoning "n'est pas abandonné".

Le collectif pointe Idelux "qui n'a pas hésité ce mercredi 6/11 à faire appel à un déploiement d'une dizaine de policiers et quelques combis afin de faire retirer ce que certaines voix ont qualifié de "dépôt sauvage" constitué de palettes et de matériel destinés à soutenir notre occupation pacifique, grâce à une récolte constituée par des soutiens locaux à la lutte les jours avant."

Le communiqué revient par ailleurs, en filigrane mais sans les évoquer explicitement, sur les menaces proférées mercredi à l'encontre d'un journaliste de La Meuse sommé de quitter les lieux par des militants, alors qu'il se rendait sur place en reportage. "Nous en profitons pour rappeler que la presse dans sa diversité, reste la bienvenue sur la zone tant qu'elle respecte la forêt, la disponibilité et la volonté de confidentialité de certaines personnes", précise le communiqué.

"Nous souhaitons également rappeler que répandre à travers la presse et les réseaux sociaux des rumeurs non vérifiées  - comme le fait d'une expulsion qui serait imminente - ne sert selon nous en rien la possibilité pour chacun.e de se faire une opinion de ce qu'il se passe réellement sur le terrain", ajoute cependant le collectif.

Il semblerait que les militants n'aient pas apprécié un article du quotidien évoquant le fait que les Zadistes étaient sommés de quitter les lieux à la suite d'un courrier du DNF les interpellant sur le danger de chutes d'arbres scolytés. Comme annoncé, une plainte a été déposée au nom du journal auprès de la police jeudi.

Concernant les risques, le collectif précise de son côté que "la décision a été prise collectivement de quitter la zone concernée par les épicéas scolytés pour ne mettre en danger personne."

 


Belga

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