L'industrie alimentaire wallonne continue à croître mais craint le "gastro-nationalisme"

Selon la Fevia Wallonie, "l'industrie alimentaire wallonne est la locomotive de l'industrie wallonne".
Selon la Fevia Wallonie, "l'industrie alimentaire wallonne est la locomotive de l'industrie wallonne". - © Belga

L'industrie alimentaire du sud du pays a poursuivi sa croissance en 2016, en matière d'investissements, d'emploi et de production, mais s'inquiète de la montée du protectionnisme qui pourrait peser sur sa croissance future, ont indiqué lundi à la Foire agricole de Libramont les responsables de Fevia Wallonie.

Le nouveau rapport présenté par la fédération de l'industrie alimentaire montre qu'après une augmentation de 19% de ses investissements en 2015, l'industrie alimentaire wallonne a poursuivi sur son élan en 2016, avec une croissance de 12% de ses investissements, à un niveau record de 382 millions d'euros.

Et les autres tendances observées en 2016 sont à l'avenant: +1,5% du chiffre d'affaires, à 8 milliards d'euros; +1,5% des exportations, à 4,26 milliards d'euros, pour une balance commerciale, en baisse mais qui reste toujours largement positive, à 831 millions d'euros (-7,8%); hausse de 4,4% de l'emploi, à 17 636 équivalents temps plein.

De quoi faire dire au président de Fevia Wallonie, Guy Paternoster, que "l'industrie alimentaire wallonne est la locomotive de l'industrie wallonne".

Les freins qui empêchent l'industrie alimentaire wallonne "de devenir un TGV"

Des menaces pèsent toutefois sur cette croissance, nuance Fevia Wallonie, évoquant au premier chef le "gastro-nationalisme" et l'augmentation du protectionnisme dans différents pays d'Europe. Et de prendre l'exemple du projet-pilote français d'étiquetage d'origine obligatoire pour la viande et les produits laitiers. Une initiative qui s'est aussitôt fait ressentir au niveau des exportations de produits laitiers wallons vers la France, en chute de 30% en moins d'un an.

Fevia Wallonie pointe également d'autres "freins" qui empêchent la locomotive de l'industrie alimentaire wallonne "de devenir un TGV", comme les coûts énergétiques trop élevés en Belgique, le handicap salarial, la redevance kilométrique, "l'accumulation de taxes et accises" et les achats transfrontaliers.

Reportage sur des patrons wallons en visite à la foire agricole, JT 13h:

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