Fièvre catarrhale ovine: les premiers vaccins ont été administrés à Etalle

L’éleveur doit prendre en charge le coût de l’administration du vaccin par un vétérinaire.
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L’éleveur doit prendre en charge le coût de l’administration du vaccin par un vétérinaire. - © RTBF

Pour éviter une nouvelle épidémie de la fièvre catarrhale ovine, appelée aussi maladie de la langue bleue, le ministre fédéral de l'Agriculture Willy Borsus vient de lancer une campagne de vaccination des ovins, caprins et bovins.

Les premiers vaccins ont été administrés lundi matin dans deux élevages à Etalle. Deux millions de doses sont disponibles pour les bovins et 100 000 pour les ovins et caprins.

Actuellement, il n'y a encore aucun cas détecté chez nous, mais il est fort probable que la maladie nous atteigne cet été. L'épidémie touche déjà la France depuis plusieurs mois.

En 2007, le virus avait contaminé plus de 7000 exploitations belges. Louis Diez, éleveur d'une centaine de moutons à Etalle, s'en souvient. "En 2007-2008, j’ai perdu – et je le regrette beaucoup – trois super béliers d’élevage (achetés un en Hollande et les deux autres en Belgique), une petite vingtaine de brebis et 30, 40 agneaux. La perte a été énorme. C’est entre deux et quatre ans de travail pour rien."

Ce vaccin n’est pas obligatoire, mais il est fortement conseillé non seulement pour les ovins, mais aussi pour les bovins, beaucoup plus nombreux. "On conseille de vacciner chez les bovins et principalement les animaux reproducteurs et les vaches laitières, explique Thierry Detobel, vétérinaire au sein du cabinet du ministre Borsus. Reproducteurs parce qu’il y a pas mal de causes notamment d’avortements, et les vaches laitières parce que cette fièvre induit quand même une très forte chute de la production laitière."

Un vaccin qui est gratuit pour les éleveurs. "C’est le Fonds de santé animale qui prend en charge d’une part les vaccins et, d’autre part, la logistique de distribution de celle-ci, a répondu le ministre MR de l’Agriculture Willy Borsus. En ce qui concerne l’administration par le vétérinaire, c’est l’éleveur qui prend en charge le coût de cette administration."

Pour les modalités pratiques de la vaccination, les éleveurs doivent prendre contact avec leur vétérinaire. Cette maladie ne se transmet pas à l'homme.

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